
UNESCO : le Groupe Afrique réaffirme ses priorités lors de la 224e session du Conseil exécutif
Lors de la 224e session du Conseil exécutif de , tenue le 14 avril 2026, 14 avril 2026, Ramata Bakayoko-Ly, Ambassadeur et Déléguée permanente de la Côte d’Ivoire, s’est exprimée au nom du Groupe Afrique V(a), dont elle assure la vice-présidence.
Dans sa déclaration, elle a salué les réformes engagées par la direction de l’organisation, visant à moderniser son fonctionnement et à renforcer sa gouvernance. Elle a particulièrement mis en lumière l’initiative UNESCO80, qui repose sur l’amélioration de la performance institutionnelle, l’évaluation de l’exécution du mandat et des ajustements structurels destinés à accroître l’efficacité globale.

Au nom du Groupe Afrique, elle a réaffirmé l’importance des priorités stratégiques de l’UNESCO, notamment la Priorité Afrique, la promotion de l’égalité de genre, l’attention accordée aux petits États insulaires en développement et le rôle central de la jeunesse.
S’agissant du Programme et budget révisé pour la période 2026-2027 (43 C/5), l’Ambassadeur s’est félicitée de la prise en compte des enseignements du précédent cycle. Elle a souligné le maintien des financements dédiés aux priorités globales, le renforcement des dispositifs hors siège et la poursuite des efforts dans des domaines essentiels tels que l’éducation, la culture, le numérique et la gouvernance de l’intelligence artificielle.

Évoquant la stratégie de gestion des ressources humaines pour 2023-2027, elle a noté des avancées en matière de diversité, de modernisation et de gestion des talents. Toutefois, elle a insisté sur la nécessité de consolider ces acquis, notamment à travers une meilleure représentation géographique, un appui accru aux bureaux extérieurs et une valorisation des réseaux de savoir et des institutions partenaires.
Dans un contexte international marqué par de fortes tensions et une remise en question du multilatéralisme, elle a exprimé le soutien du Groupe Afrique aux réformes en cours, tout en appelant à préserver un équilibre entre efficacité administrative et impact opérationnel, en tenant compte des réalités des pays en développement.
Enfin, abordant les défis structurels du continent africain, notamment dans le secteur éducatif, elle a plaidé pour des solutions innovantes en matière de financement, un renforcement des systèmes statistiques et une implication accrue des jeunes dans les politiques publiques. Elle a conclu en rappelant le rôle déterminant de l’UNESCO dans la recherche de réponses durables face aux crises mondiales.
HILAIRE GUEBY







