
Afrique de l’Ouest : Un envoyé spécial du Ghana pour renforcer les liens avec l’AES
Lemandatexpress – Le président du Ghana, John Dramani Mahama, a franchi une étape significative dans les relations entre son pays et l’Alliance des États du Sahel (AES) en nommant un envoyé spécial chargé de consolider les liens avec cette organisation regroupant les trois régimes militaires de la région ( Burkina Faso, Mali, Niger).
Larry Gbevlo-Lartey, ancien haut gradé de l’armée ghanéenne et ex-responsable de la lutte anti-terroriste au sein de l’Union africaine, a été choisi pour cette mission stratégique. Dans une déclaration exclusive à Accra, l’envoyé spécial a précisé les contours de son mandat, qui vise à renforcer la coopération entre le Ghana et les membres de l’AES.
La feuille de route de Larry Gbevlo-Lartey inclut :le développement de politiques communes en matière de lutte contre le terrorisme, la sécurité alimentaire, la libre circulation des biens et des personnes.
« Ces dernières années, les relations entre le Ghana et l’AES n’étaient pas au mieux. Notre objectif est de relancer cette coopération. Il ne s’agit pas de négocier des accords internationaux, mais de reconstruire des bases solides », a-t-il expliqué dans des propos recueillis par RFI.
Cette initiative purement ghanéenne est distincte des démarches de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), dont le Burkina Faso, le Mali et le Niger sont sortis officiellement ce 29 janvier. Gbevlo-Lartey a clairement indiqué que la question de la réintégration de ces États au sein de la CEDEAO ne figure pas parmi ses priorités. « Ce sont des décisions souveraines que ces pays devront prendre eux-mêmes. Le Ghana n’a pas à intervenir dans ce processus », a-t-il affirmé.
Le premier objectif concret de l’envoyé spécial est d’améliorer l’accès des pays enclavés de l’AES au port ghanéen de Tema, facilitant ainsi leurs échanges commerciaux et leur approvisionnement.
Cette nomination marque une volonté claire du Ghana de jouer un rôle actif dans la région tout en respectant les décisions souveraines des États membres de l’AES.
M.Galé







