
Côte d’Ivoire : Mamadou Koulibaly se retire de la scène politique, mais pas du combat des idées
Lemandatexpress – Mamadou Koulibaly, ancien président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire et fondateur du parti LIDER (Liberté et Démocratie pour la République), a officiellement annoncé qu’il tournait une page importante de sa vie en se retirant de la politique active. Connu pour son franc-parler et son engagement sans faille contre les dérives autoritaires, Coulibaly quitte l’arène politique avec une déclaration empreinte de lucidité, d’humilité et d’espoir.
« Dans le combat contre les autocrates, les kleptocrates, les dictateurs et autres potentats de chez nous, il est critique qu’à un moment donné, nous songions à prendre du recul. Ce retrait, cette retraite, n’est pas une fuite ni une défaite, mais une sagesse. Il s’agit d’éviter le piège de devenir, à notre tour, ce que nous avons combattu avec tant de ferveur. »
Par ces mots, l’homme politique rappelle une vérité universelle : le pouvoir, s’il n’est pas constamment remis en question, peut corrompre même les plus vertueux. Il confesse que son temps sur le devant de la scène est révolu, et il l’accueille avec sérénité. « Mon temps est passé. Je suis à la retraite. »
Mais il précise aussitôt : son retrait n’est ni synonyme d’oisiveté, ni d’isolement. Loin de s’éloigner du monde, Mamadou Coulibaly choisit de consacrer son énergie à soutenir une nouvelle génération d’acteurs politiques et sociaux.
« Je peux vous assurer que je ne suis ni oisif, ni solitaire. Je continue ma quête. J’offre mes épaules, ma force, mes armures et ma tête aux nouveaux combattants. »
Ces mots traduisent une transition réfléchie : celle d’un passeur de flambeau. Il ne s’agit pas de se retirer pour disparaître, mais de s’effacer pour mieux transmettre, pour guider ceux qui émergent avec la fougue de la jeunesse et la fraîcheur des idées nouvelles.
« Peu m’importe le temps que cela prendra, peu m’importe leur chance de conquérir l’inaccessible étoile. Leur volonté me donne une raison de vivre gaiement et sans désespérance cette période de ma vie. »
À en croire Mamadou Koulibaly, la flamme qui l’animait ne s’est pas éteinte : elle se prolonge désormais à travers d’autres voix, d’autres combats. Il se veut mentor, conseiller, pilier de ces nouvelles forces qui aspirent à un avenir différent pour la Côte d’Ivoire et pour l’Afrique.
Enfin, dans une note plus personnelle et apaisée, il conclut : « J’ai une vie en dehors des mandats politiques, et elle me passionne. » Ainsi s’achève une carrière politique marquante, mais non pas une vie publique.
Mamadou Koulibaly nous rappelle que l’engagement peut prendre de multiples formes, et que parfois, le silence d’un sage en dit autant que les discours enflammés d’un tribun.
M.Galé







