
« Trop, c’est trop » : Gbagbo donne enfin le contenu de son appel de Bonoua
Lemandatexpress – À l’occasion du Comité central du PPA-CI, ce samedi 26 avril, au siège du parti, Laurent Gbagbo a explicité ce qui est convenu d’appeler « l’appel de Bonoua ».
On en sait un peu plus désormais sur l’appel de Bonoua lancé par Laurent Gbagbo en juillet 2024, lors d’un meeting dans cette ville du Sud-Est.
En effet, lors du Comité central du PPA-CI, qui s’est tenu ce jour au siège du parti à Abidjan, Laurent Gbagbo a précisé depuis la tribune du PPA-CI, concernant l’appel de Bonoua :
« J’ai lancé cet appel pour que tous ceux dont les maisons ont été cassées, tous ceux qui sont frappés par la cherté de la vie, tous ceux à qui on a arraché leurs terres et leurs forêts nous rejoignent dans cette bataille », a-t-il lancé devant quelques centaines de militants.
Après quoi, Gbagbo a véritablement conceptualisé cet appel : « Nous allons donner un nom à ce mouvement, et ce mouvement sera appelé “Trop, c’est trop”, pour que tous ceux qui sont fatigués puissent s’exprimer et lutter pour leur bien-être. »

Depuis son énonciation en juillet 2024, cet appel avait suscité de la polémique quant à son contenu. Le président du PPA-CI estime désormais avoir levé toute ambiguïté sur son initiative.
« Que ceux qui n’ont rien compris de l’appel de Bonoua comprennent enfin ce que nous voulons », a-t-il déclaré en substance.
En dehors de ce sujet, Gbagbo a également réagi à l’actualité brûlante, notamment en ce qui concerne l’exclusion de Tidjane Thiam de la liste électorale et la situation critique du PDCI-RDA.
« Nous sommes le PPA-CI et nous sommes là pour que les Ivoiriens s’organisent dans les partis de leur choix. La bataille de notre liberté est aussi la bataille de leur liberté. C’est pourquoi nous ne laisserons pas le PDCI mourir. Nous n’avons pas à les laisser mourir parce que c’est une expression politique en Côte d’Ivoire. Nous allons leur apporter notre soutien en n’espérant rien en retour d’eux, car la conviction politique n’est pas un troc », a déclaré l’ancien chef d’État ivoirien.
Martial Galé







