
Professionnalisation, créativité et IA Deux ateliers pour propulser les talents culturels à la Maison du MASA
Le jeudi 26 juin 2025, la Maison du MASA au Plateau s’est transformée en véritable carrefour de savoir et d’innovation pour les acteurs de la culture en Côte d’Ivoire. Deux ateliers de formation d’envergure y ont été organisés simultanément dans le cadre du MASA Lab et du programme PEM N’zassa Créative, réunissant artistes, managers, producteurs et entrepreneurs culturels autour de thématiques cruciales pour leur développement professionnel.

Concernant le MASA Lab essentiellement basé sur “l’édition musicale”, il a été animé par Akpatou Serge, DGA du BURIDA. Cet atelier se veut un incubateur dédié à la professionnalisation des artistes ivoiriens dans le spectacle vivant. D’où le thème de “l’édition musicale”. L’objectif de cet atelier qui a débuté ce 26 et pendra fin le 28 juin, est de permettre aux participants de comprendre le rôle de l’éditeur, d’identifier les droits liés à la création musicale, de maîtriser les types de contrats d’édition et de bâtir une stratégie éditoriale solide.
Ce sont des notions sur lesquelles a insisté le formateur du jour, le DGA Akpatou Serge.Quant à celui dénommé «PEM N’zassa Créative», il a porté sur le thème : «l’intelligence artificielle au service des artistes». En effet, en parallèle, le programme PEM N’zassa Créative, porté par Enabel avec l’appui de l’Union européenne, a organisé une session centrée sur l’intelligence artificielle générative, animée par Haïfa Daoud, spécialiste en IA et éthique.

Destinée aux créateurs issus des industries culturelles et créatives (ICC), cette formation visait selon la formatrice, à familiariser les participants aux outils d’IA pour la création de textes, d’images et de vidéos.« L’IA ne remplace pas l’artiste, mais elle peut être un formidable levier de transformation pour son travail », explique la formatrice, mettant l’accent sur l’importance d’apprendre à prompter, c’est-à-dire savoir dialoguer efficacement avec la machine pour en exploiter pleinement le potentiel.
Un savoir stratégique dans un contexte où l’IA est déjà utilisée à plus de 60% dans la postproduction cinématographique. Ces deux ateliers illustrent la volonté commune des partenaires du MASA et du programme PEM N’zassa d’outiller les professionnels ivoiriens pour répondre aux enjeux contemporains du secteur culturel : compréhension des rouages juridiques, intégration des nouvelles technologies, renforcement de la mobilité internationale.

En conjuguant savoir-faire local et innovations globales, la Maison du MASA continue de jouer un rôle moteur dans l’émergence d’un écosystème culturel ivoirien dynamique, professionnel et compétitif à l’échelle internationale.
Sidoine Koffi







