
Emmanuel Nadingar (chef de mission d’observation électorale) : « Nous venons pour contribuer à la paix et à la transparence du scrutin ».
Lemandatexpress – Ancien Premier ministre du Tchad, Emmanuel Nadingar conduit les experts électoraux de la zone CEMAC, présents en Côte d’Ivoire pour l’observation du scrutin présidentiel. En marge du séminaire de formation organisé par la CEI, mercredi, il s’est confié à la presse.
Pourquoi c’est important pour vous de venir participer à cette élection au Côte d’Ivoire ?
Vous savez, nous sommes aujourd’hui en train de vouloir dans tous les pays le développement de nos pays sur la base de la démocratie. La démocratie repose sur la paix.
Avec les expériences que nous connaissons aussi dans notre zone, nous pensons que notre contribution pourrait être utile à ce grand pays. Nous connaissons qu’il y a des hommes qui savent s’élever au-dessus des épreuves pour la paix et la prospérité de leur pays. Donc nous venons justement en tant qu’observateurs. Tout à l’heure, nous avons vu le président déjà présenter le décor.
Je crois que toutes les dispositions sont prises pour que le travail se fasse, nous l’espérons, dans la transparence et pour une élection apaisée au Côte d’Ivoire.
En cas d’irrégularités constatées sur le terrain, comment allez-vous procéder en tant qu’observateur ?
Il y a des principes qui sont émis dans ce déroulement du scrutin. Les irrégularités se feront par rapport à l’application de ces éléments-là. Évidemment, quand ils sont pris en compte, nous savons qu’il y a déjà des dispositions ici pour corriger ces irrégularités. Quitte à savoir s’ils ont été bien appliqués ou pas, ça dépend du niveau où le problème se pose. Bien sûr, nous aurons nos contributions qui seront des suggestions pour améliorer le système de la bonne gouvernance électorale.
Y a-t-il des zones particulières que vous avez ciblées au niveau de votre groupe d’innovation ?
Vous savez, la Côte d’Ivoire est très grande et nous pensons que le bureau de vote est un peu partout. En toute chose, il faut toujours quelques éléments d’appréciation et nous serons ciblés. On a essayé de voir déjà un peu les zones qui pourront donner les meilleures informations et qui nous permettront d’avoir une appréciation juste du déroulement du scrutin.
Vous avez une idée de ces zones-là ?
Mais vous savez, nous sommes arrivés, nous avons une idée de certaines zones et nous sommes en train de voir s’il faut rester à ça ou bien s’il faut encore aller un peu plus loin. Donc on ne va pas se prononcer tout de suite sur ça.
Vous n’êtes pas des juges, vous êtes juste des observateurs. Comment vous percevez le message lancé par le Président de la CEI?
Je crois que le message du président est très clair. Nous avons pris toutes les dispositions en tant qu’autorité. Et nous savons que ces dispositions généralement sont prises par tous les acteurs politiques dans un pays.
Et maintenant, il s’agit d’aller dans l’application. Mais sur le terrain politique, il peut y avoir des appréciations différentes. Mais tout le monde est réglé par les principes qui existent.
Je crois qu’il a attiré l’attention sur les dispositions sur lesquelles l’État travaille. Et il a souhaité que les choses se fassent là pour que la Côte d’Ivoire grandisse. Ce n’est pas pour rien qu’il y a une commission électorale indépendante.
Et c’est cette commission-là qui donne les orientations. C’est les orientations qu’il a données. Moi, je suis impressionné par ce que le président a dit.
Propos recueillis par Martial Galé







