
Côte d’Ivoire : Le PPA-CI s’indigne du transfèrement « clandestin » de Lida Kouassi Moïse vers la prison de Bouna
Lemandatexpress – Dans un communiqué publié le jeudi 18 décembre 2025, le Parti des Peuples Africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) a exprimé sa vive colère suite au transfèrement nocturne de l’ancien Ministre d’État, Moïse Lida Kouassi, du Pôle pénitentiaire d’Abidjan vers la prison civile de Bouna, dans le nord-est du pays.
L’affaire Lida Kouassi connaît un nouveau rebondissement qui crispe davantage l’atmosphère politique. Selon le parti de Laurent Gbagbo, ce changement de lieu de détention se serait opéré dans la nuit du mercredi 17 au jeudi 18 décembre, « à l’insu total de son conseil et de sa famille ».Une procédure déno
Pour le PPA-CI, ce transfèrement vers la lointaine prison de Bouna, située à environ 600 km d’Abidjan, constitue une « violation flagrante » de la législation nationale et des conventions internationales des droits de l’homme. Le parti dénonce une méthode « d’un autre âge » visant à isoler le prévenu et à entraver l’exercice de ses droits de défense.
Signé par Jean-Gervais Tchéidé, Secrétaire Général et Porte-parole adjoint du parti, le communiqué interpelle directement le gouvernement ivoirien :
« Le PPA-CI dénonce et condamne avec la plus grande fermeté ces pratiques manifestement attentatoires aux droits humains […] et l’invite instamment à mettre fin à ces méthodes. »
Le parti réaffirme son soutien indéfectible à celui qu’il considère comme un « prisonnier d’opinion » et appelle au respect strict des procédures légales.
En qualifiant ce transfèrement de « clandestin », le PPA-CI place le curseur sur le terrain de la légalité républicaine. Alors qu’aucune évolution majeure n’a été notée dans le dossier judiciaire depuis août dernier, ce déplacement forcé vers le Nord pourrait durcir la position du camp de Laurent Gbagbo, qui se dit déterminé à poursuivre le combat pour la libération de ses membres par « tous les moyens légaux et démocratiques ».
Pour l’heure, les autorités judiciaires n’ont pas encore communiqué officiellement sur les raisons sécuritaires ou administratives justifiant ce transfèrement vers l’établissement pénitentiaire de Bouna.
HG







