
Côte d’Ivoire : Alassane Ouattara déclare la guerre au blanchiment de capitaux et au financement du terrorisme
Lemandatexpress – Dans son adresse solennelle à la nation ce mercredi 31 décembre 2025, le Chef de l’État ivoirien a réaffirmé sa volonté de fer en matière de gestion des finances publiques. Pour 2026, la Côte d’Ivoire muscle son dispositif contre la criminalité financière et mise sur une gouvernance exemplaire pour soutenir ses ambitions de croissance.
Alors que la Côte d’Ivoire s’apprête à entamer l’année 2026 avec un budget record de plus de 17 350 milliards de FCFA, le Président Alassane Ouattara a tenu à rassurer les partenaires au développement et les citoyens sur l’utilisation des deniers publics. La “rigueur” n’est plus seulement un mot d’ordre, mais une « priorité absolue » pour l’exécutif ivoirien.
Alassane Ouattara a annoncé une série de réformes visant à moderniser les procédures de gestion financière.
Un accent particulier sera mis sur le suivi et la célérité des règlements pour garantir la fluidité de l’économie. L’État compte améliorer l’efficacité de son système fiscal pour financer ses grands projets sans alourdir indûment la dette.
Le renforcement de la bonne gouvernance devient le levier central pour consolider la confiance des investisseurs nationaux et internationaux.
Offensive contre le blanchiment et le terrorisme
Face aux enjeux sécuritaires régionaux, le Président a franchi une nouvelle étape dans le discours régalien en plaçant la lutte contre le financement du terrorisme au sommet de l’agenda 2026.
« La lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme sera intensifiée », a martelé le Chef de l’État. La Côte d’Ivoire cherche à protéger l’intégrité de son système financier face aux flux illicites.
En renforçant les contrôles et en durcissant la législation, le gouvernement entend assécher les sources de financement qui pourraient menacer la stabilité du pays et de la sous-région.
L’année 2026 s’annonce donc comme celle de la performance budgétaire, où chaque franc investi devra répondre aux exigences d’efficacité et de moralisation de la vie publique prônées par le sommet de l’État.
Hilaire GUEBY







