
Commune de LAKOTA: L’adjoint au maire, Kouakou Kan veut-il tourner la page du maire Prince Arthur Dalli ?
Alors que le premier magistrat de la commune de Lakota, Prince Arthur Dalli, est sous les verrous depuis fin janvier, une initiative de son premier adjoint, Kouakou Kan Alexis, met le feu aux poudres. Entre rigueur administrative et accusations de trahison, la succession semble déjà crisper les débats.

Tout est parti d’un courrier. Ce lundi 9 février 2026, Kouakou Kan Alexis, premier adjoint au maire, a officiellement saisi le Préfet du département de Lakota. Dans cette note, l’élu expose la situation de blocage consécutive à l’inculpation et à la mise sous mandat de dépôt du maire Prince Arthur Dalli, survenue le 23 janvier dernier après une audition à la Police Criminelle.
L’objet de la démarche est clair : obtenir de la part de la Direction Générale de la Décentralisation et du Développement Local (DGDDL) la « conduite à tenir ». Si pour l’adjoint, il s’agit de garantir la continuité du service public après une réunion de crise tenue le 6 février, pour d’autres, le signal envoyé est bien plus sombre.

« Précipitation » contre « Continuité »
Au sein du conseil municipal, la démarche ne passe pas. Une majorité de conseillers s’est ouvertement désolidarisée de cette initiative, y voyant une manœuvre pour précipiter la succession du maire Dalli.
« Il est nécessaire, voire indispensable, d’attendre. L’heure devrait être à la solidarité et à la prière pour le retour du premier magistrat, non à l’ouverture prématurée d’une ère de succession », s’insurgent plusieurs voix au sein de la municipalité.
Pour les partisans du maire incarcéré, cette saisine de la tutelle est perçue comme un manque de loyauté alors que la procédure judiciaire suit son cours.

Le cas de Lakota soulève une question de droit administratif : à partir de quel moment l’empêchement d’un maire devient-il définitif ? En sollicitant l’arbitrage du Préfet, Kouakou Kan Alexis s’appuie sur la nécessité de ne pas laisser la commune dans un vide institutionnel. Cependant, dans le contexte politique actuel de Lakota, chaque ligne de code administratif se heurte à la ferveur des partisans de Prince Arthur Dalli, également figure de proue de la ligue des jeunes du PPA-CI.
La réponse de l’autorité préfectorale et de la tutelle est désormais attendue de pied ferme. Elle déterminera si Lakota s’oriente vers une intérim prolongé ou vers une redistribution des cartes au sommet de l’hôtel de ville.
HG







