
Soirée de boxe à Abidjan – Michel Soro : « Je n’ai pas le droit de perdre, sinon je serai interdit pendant des années… »
Lemandatexpress – Protagoniste du combat vedette d’une grande soirée de boxe prévue le 10 juin au Parc des expositions d’Abidjan, Michel Soro a affiché, vendredi au Plateau, un mental de gagneur lors d’une conférence de presse.
Ancien champion d’Europe et champion du monde WBA Gold chez les super-welters (12 rounds), le Franco-Ivoirien Michel Soro sera à l’affiche de la soirée « Dream 1 », organisée par Tidjane Touré au Parc des expositions d’Abidjan. Pour la conquête du titre mondial IBO, le pugiliste de 38 ans croisera les gants avec le redoutable puncheur tanzanien Hassan Mwakinyo.
Fort de ses 38 victoires (27 KO) pour 4 défaites, Michel Soro se mesurera à un adversaire qui affiche 25 victoires (18 KO) pour 3 défaites, véritable légende de la boxe dans son pays.
Pour sa première apparition sur un ring en Côte d’Ivoire, celui qui a quitté Abidjan à l’âge de 13 ans attend ce rendez-vous avec une détermination totale. Ému à l’idée de boxer dans la gigantesque salle du Parc des expositions – qu’il décrit comme « la plus belle qu’il ait jamais vue » – le Français d’origine ivoirienne sait qu’il sera particulièrement attendu sur la terre de ses origines.
« Offrir à la Côte d’Ivoire premier titre mondial »
« J’ai toujours rêvé de venir boxer ici, dans mon pays d’origine. Ce sera un événement majeur pour la boxe, pas seulement en Côte d’Ivoire, mais aussi en Afrique et dans le monde », a-t-il d’abord confié, avant d’ajouter : « Je n’ai pas le droit de perdre, sinon j’y serai interdit pendant des années. »
Pour Michel Soro, la feuille de route est claire : s’entraîner dur et gagner, afin d’offrir à la Côte d’Ivoire « son premier titre mondial de l’histoire ».

Le défi s’annonce toutefois corsé. Le natif d’Abidjan reconnaît lui-même le pedigree de son adversaire. « Nous avons déjà échangé les gants à l’entraînement. Il frappe très fort et il est très dangereux. Il va se préparer pour remporter ce titre mondial. Ce sera un vrai combat », a-t-il prévenu au cours de cette conférence qui a enregistré la présence de M. Athur Boah, président de la Fédération ivoirienne de boxe (FIB).
Pour le promoteur de l’événement, Tidjane Touré, cette soirée dépasse largement le cadre du simple combat de boxe. Il promet un plateau particulièrement relevé et un véritable spectacle.
« Ce sera un grand show pugilistique. Nous voulons aussi promouvoir la destination Côte d’Ivoire. Il y aura de l’ambiance, de la danse traditionnelle… Nous allons mettre une véritable touche ivoirienne à ce gala », a-t-il annoncé.

Plusieurs boxeurs ivoiriens à l’affiche
Outre Michel Soro, plusieurs pugilistes ivoiriens seront également en attraction lors de cette soirée.
Dans les combats d’encadrement, Kassi Daniel Komenan (welters) affrontera le Nigérian Oluwatobi Samson (2 victoires, dont 1 par KO, 0 défaite). En super-légers, Iris Gazo croisera les gants avec le Camerounais Wilfried Mangom (1 victoire, 1 nul, 0 défaite), tandis qu’Azoumana Diarra sera opposé au Congolais Jean-Christ Otando (4 victoires, 0 défaite).
Le programme prévoit également plusieurs combats internationaux de prestige, dont un duel franco-mexicain en super-welters (10 rounds) entre Milan Prat, champion d’Europe en titre (29 victoires, 23 KO, 1 défaite), et le Mexicain Jorge Garcia Perez (34 victoires, 27 KO, 5 défaites).
Autre affiche attendue : le choc des espoirs invaincus en super-welters (8 rounds) entre Alex Farrell (13 victoires, 6 KO, 0 défaite) et Sand Guseynov (8 victoires, 3 KO, 0 défaite), un combat où « le zéro doit disparaître ».
Top 10 mondial
Le co-main event, combat international chez les super-moyens (10 rounds), opposera le Français d’origine camerounaise Kevin Lele Sadjo, ancien champion d’Europe et membre du Top 10 mondial, au Tanzanien expérimenté Richard Mtangi (16 victoires dont 12 KO, 1 défaite).
À noter que la billetterie pour cette grande soirée pugilistique ouvrira à partir du mois d’avril sur le site officiel du Parc des Expositions d’Abidjan, selon le directeur général de l’enceinte.
Martial Galé







