
Cérémonie d’Honneur à l’Emblème National: Les fonctionnaires ivoiriens appelés à faire de l’éthique et de la responsabilité leur boussole
Lemandatexpress – À l’occasion de la Cérémonie d’Honneur à l’Emblème National (CHEN) organisée ce lundi 1er juin 2026 à Abidjan, le Sous-directeur à la Direction du Civisme et de l’Engagement Citoyen, Kouakou Mathurin, a exhorté les Fonctionnaires et Agents de l’État à renforcer leur culture de la redevabilité. À travers une communication axée sur la responsabilité, l’éthique et la performance, il a souligné le rôle déterminant de ces valeurs dans la construction d’une administration publique moderne et au service du citoyen.
L’esplanade des Tours administratives, le Postel 2000 et le ministère des Affaires étrangères ont accueilli simultanément, ce lundi 1er juin 2026, la traditionnelle Cérémonie d’Honneur à l’Emblème National (CHEN). Pour ce mois de juin, la réflexion a porté sur le thème : « La redevabilité dans l’administration publique : responsabilité éthique et engagement des Fonctionnaires et Agents de l’État ».
Animée par Monsieur Kouakou Mathurin, Sous-directeur à la Direction du Civisme et de l’Engagement Citoyen, cette communication a permis de mettre en lumière l’importance de la redevabilité dans le fonctionnement de l’administration publique. Face à un auditoire composé de fonctionnaires et d’agents de l’État, le conférencier a présenté ce principe comme un levier essentiel pour renforcer la transparence, l’efficacité et la qualité du service public.

S’appuyant sur plusieurs références théoriques en management et en sociologie, il a expliqué que la redevabilité impose désormais à chaque agent public une obligation de responsabilité et de résultats dans l’exercice de ses fonctions.
Pour Kouakou Mathurin, ce principe constitue un engagement incontournable pour tous les serviteurs de l’État. « La redevabilité se traduit par le respect strict des lois, une gestion transparente des deniers publics et l’atteinte d’objectifs mesurables, constituant ainsi le socle de la confiance entre l’État et les administrés », a-t-il martelé.
Le conférencier a également insisté sur la dimension morale de l’engagement public. Selon lui, intégrer l’administration revient à faire prévaloir l’intérêt général sur toute considération personnelle.
Dans cette perspective, la redevabilité apparaît comme un facteur déterminant de l’amélioration continue des services, de la modernisation des méthodes de gestion et de la satisfaction des usagers.
Toutefois, a-t-il souligné, la recherche de performance ne saurait être dissociée des valeurs éthiques qui fondent l’action publique. « L’intégrité, la probité, la neutralité et l’impartialité sont indispensables pour garantir la légitimité de l’action publique et préserver la confiance des citoyens ».
Au-delà des principes théoriques, Kouakou Mathurin a invité les Fonctionnaires et Agents de l’État à traduire la redevabilité dans leurs comportements quotidiens. Il a cité notamment la ponctualité, l’assiduité, le respect de la hiérarchie, la qualité de l’accueil des usagers ainsi que la lutte contre toute forme de corruption comme des manifestations concrètes de cet engagement.
En conclusion, il a appelé à une mobilisation collective en faveur d’une administration davantage tournée vers les résultats et le service au citoyen. « Cette exemplarité est la clé de voûte de la crédibilité de l’État. Le renforcement de cette culture de responsabilité, de discipline et de performance est la condition sine qua non pour bâtir une administration publique ivoirienne moderne, efficace et entièrement tournée vers le citoyen ».
Abran Saliho avec Sercom







