
Organisation des élections en Côte d’Ivoire : L’ong DPA fait des propositions
À l’instar de beaucoup d’acteurs politiques, l’ong Désir de paix et d’avenir en Côte d’Ivoire (DPA) donné de la voix, dans le débat sur la nouvelle structure qui aura en charge des élections, après la CEI.
À travers une déclaration publique, Clément Séhi, le président de l’ong Désir de paix et d’ avenir en Côte d’Ivoire (DPA), propose que l’organisation des élections soit confiée, au ministère de l’intérieur comme ça a été le cas, de 1960 à 1990.
L’idée d’un retour au passé qui fait son bonhomme de chemin, depuis la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI). «Faire organiser les élections par le ministère de l’intérieur qui est une institution légale et constitutionnelle depuis notre indépendance et qui est d’ailleurs financé par le contribuable depuis 1960. Plus besoin donc d’une nouvelle contribution financière du peuple» indique-t-il.
Le président de l’ong assoit sa proposition sur la crédibilité du ministère qui selon dispose de l’expertise et des moyens pour mener a bien cette mission. Clément Séhi relève que dans le contexte actuel la question de la neutralité du responsable de la structure en charge des élections sera toujours sujet à débat. D’où l’importance de se pencher sur la crédibilité du processus électoral.
«J’estime que la crise qui a secoué la côte d’Ivoire n’est pas la seule responsabilité de la CEI. Elle incombe aussi et surtout aux acteurs politique. C’est pour cela que j’estime qu’il sera très difficile d’avoir une CEI consensuelle dans notre pays.
De même il sera aussi très difficile d’avoir un ivoirien qui puisse faire l’unanimité à la tête d’une quelconque commission électorale indépendante sans qu’on ne puisse le lier au pouvoir à travers sa région, sa religion, son ethnie, son circuit scolaire, son circuit professionnel, ou bien d’autre arguments», estimé le président Clément Séhi.
Désir de paix et d’avenir en Côte d’Ivoire suggère que l’inscription sur la liste électorale soit permanente. Et pour cela, tous les services d’état civil du pays (sous-préfectures et mairies) devraient avoir en leurs sein un département chargé de l’inscription sur la liste électorale.
Autres propositions, mettre fin au vote avec une carte d’électeur comme cela se fait ailleurs (Sénégal) afin de mettre le budget destiné à leurs confections (cartes d’électeurs) à la disposition du peuple pour que celui-ci établisse gratuitement sa carte nationale d’identité sur une période donnée (jusqu’à la prochaine élection présidentielle). Militer pour l’interdiction du port de T-shirt à l’effigie du candidat de la pré-campagne jusqu’au soir de l’élection.
Clément Séhi prône un changement de mentalités pour l’enracinement de la démocratie. «Pour 2030, soyons 15 millions inscrits sur la liste électorale et Sortons tous pour voter. Ce qui fera de nous, peuples ivoiriens, les maîtres du jeu démocratique.», dira-t-il.
Et de poursuivre : «15 millions d’électeurs dans les unes, c’est toute la côte d’Ivoire qui serait en ébullition sans marche ni casses. Et ça se verrais à l’œil nu. Une telle adhésion populaire à une élection traduit l’onction du peuple et donne de facto la légitimité du peuple au vainqueur».
César EBROKIE







