
Journée de l’Enfant Africain 2026: Depuis la Mé, les enfants plaident pour l’eau potable comme droit fondamental
La question de l’accès universel à l’eau potable, à l’assainissement et à l’hygiène était au cœur de la célébration de la Journée de l’Enfant Africain (JEA) 2026 en Côte d’Ivoire. À travers une visite pédagogique du site de production d’eau potable de La Mé, le gouvernement ivoirien et l’UNICEF ont donné la parole à une cinquantaine d’enfants pour sensibiliser sur un enjeu majeur de développement durable.
Réunis autour du thème continental « Garantir l’accès universel à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène pour chaque enfant en Afrique », des enfants issus de divers horizons ont découvert les différentes étapes du traitement et de la distribution de l’eau potable. Parmi eux figuraient des membres du Parlement des enfants, des Conseils communaux d’enfants, des pensionnaires d’orphelinats, des enfants de la rue ainsi que des élèves sourds et malentendants.
Cette immersion au cœur de l’une des infrastructures hydrauliques stratégiques du pays a permis aux jeunes participants de mieux comprendre les défis liés à la gestion des ressources en eau. « Aujourd’hui, nous avons compris tout le chemin que fait l’eau pour arriver jusqu’à nous. Au nom de tous les enfants, je demande aux autorités de faire de l’eau à l’école une priorité », a déclaré Anoi, 12 ans, porte-parole des enfants présents.

Pour les autorités ivoiriennes, cette activité s’inscrit dans la volonté de placer les droits de l’enfant au centre des politiques publiques. Représentant le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, Mme Koutouan a rappelé que « c’est un devoir pour l’État de garantir l’accès à l’eau, mais c’est aussi aux enfants de devenir les gardiens des ressources hydriques ».
Les progrès réalisés par la Côte d’Ivoire dans le secteur ont également été mis en avant.
Le taux de couverture en hydraulique urbaine dépasse désormais 78 %, tandis que plusieurs réformes sont engagées pour améliorer la gestion de l’eau et de l’assainissement. Parmi elles figurent la modernisation de l’Office national de l’eau potable (ONEP), le déploiement du Projet d’amélioration des performances du secteur eau et assainissement (PASEA) et la mise en œuvre de la stratégie nationale de promotion de l’hygiène.
Pour le Représentant résident de l’UNICEF en Côte d’Ivoire, Jean‑François Basse, l’enjeu dépasse la simple fourniture d’eau potable. « Lorsqu’on garantit l’eau potable aux enfants, on participe au développement, à l’industrialisation du pays mais aussi à la santé des enfants », a-t-il souligné. Face à la croissance démographique et aux effets du changement climatique, les acteurs du secteur appellent à une mobilisation accrue de l’État, des collectivités, du secteur privé et des partenaires au développement afin de garantir à chaque enfant ivoirien un accès durable à l’eau, condition essentielle de son bien-être et de son avenir.
Sidoine Koffi







