
Mines et Énergie : la Direction générale des hydrocarbures engage le combat contre le transvasement illégal du gaz butane
Un séminaire de renforcement des capacités des directeurs régionaux, départementaux et chefs de service se tient depuis ce mardi 14 juillet à l’Hôtel des Parlementaires de Yamoussoukro. En marge de cette activité, Mme Mireille Aka Niango, directrice de l’Approvisionnement, du Raffinage et de la Distribution à la Direction générale des hydrocarbures de Côte d’Ivoire, a accordé un entretien à Le Mandat.
Madame la Directrice, qu’est-ce qui justifie votre présence ici à Yamoussoukro ?
Nous sommes dans la capitale politique pour un atelier qui est avant tout un cadre de renforcement des capacités. C’est l’occasion pour nous d’échanger avec nos directions régionales et départementales afin que nous soyons alignés sur les objectifs fixés par M. le ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly. C’est aussi l’occasion de leur transmettre les différentes orientations que nous avons reçues de M. le ministre et de profiter de ce cadre pour recenser leurs préoccupations, leurs observations et les difficultés qu’ils rencontrent dans les régions. Ensemble, nous devons trouver des solutions afin de bâtir une administration forte.
Depuis un certain temps, l’utilisation du gaz butane comme carburant pour le transport fait l’objet de tensions entre le ministère des Mines et les transporteurs. De quoi s’agit-il concrètement ?
Nous sommes confrontés à plusieurs difficultés dans l’exercice de nos missions, notamment le transvasement illégal de gaz et l’utilisation du gaz butane comme carburant automobile. Cet atelier est l’occasion de réfléchir et de définir des stratégies appropriées pour endiguer définitivement ces fléaux. L’abnégation, la rigueur, la loyauté et la performance doivent guider notre action.
Quelles seront les dispositions pratiques pour mettre fin à cette pratique ?
Vous n’êtes pas sans savoir que des campagnes de sensibilisation ont récemment été menées sur le terrain. Des opérations de répression sont également organisées afin d’interpeller et de traduire en justice tous ceux qui pratiquent le transvasement illégal. Nous invitons donc la population à nous accompagner, à rester vigilante et à dénoncer ce fléau en nous aidant à identifier les sites où s’effectuent ces transvasements afin que nous puissions les fermer.
Un numéro vert est opérationnel : le 1699. Les explosions et les accidents liés à l’utilisation du gaz peuvent toucher tout le monde. Personne n’est à l’abri. Lors du transvasement illégal, des méthodes dangereuses et non conformes aux normes de sécurité sont utilisées.
Réalisé à Yamoussoukro par Joseph Kouakou.







