
Accident sur l’axe Touba–Biankouma: Les premiers résultats de l’enquête administrative et technique dévoilés
Le Ministère des Transports et des Affaires maritimes a présenté, ce mercredi 22 juillet 2026, les premiers résultats de l’enquête administrative et technique ouverte à la suite du grave accident de la circulation survenu le 13 juillet dernier sur l’axe Touba–Biankouma, au niveau du fleuve Bafing. La conférence de presse, tenue à la Direction générale des Transports terrestres et de la Circulation (DGTTC) à Abidjan-Plateau, était animée par le Directeur de l’Office de la sécurité routière (OSER), Étienne Kouakou, en présence du Commissaire divisionnaire major Touré Abdul-Kader, Directeur de la Police spéciale de sécurité routière (PSSR), de Stéphane Tiengouan, Directeur du Développement technologique à la DGTTC, ainsi que de plusieurs Directeurs généraux et responsables des structures sous tutelle du Ministère des Transports et des Affaires maritimes.
Prenant la parole au nom du Ministre Amadou Koné, Étienne Kouakou a exprimé la compassion du Gouvernement envers les familles des victimes et souhaité un prompt rétablissement aux blessés. Il a rappelé que cette rencontre répondait à l’engagement pris par le ministre de rendre publics les premiers résultats de l’enquête administrative après sa visite sur les lieux du drame et auprès des blessés. Le Directeur de l’OSER a indiqué que l’accident a coûté la vie à 39 personnes et fait 45 blessés, alors que le car transportait 91 occupants pour une capacité de 69 places. Les investigations révèlent que des tabourets avaient été installés dans les allées pour accueillir des passagers supplémentaires et que plusieurs voyageurs effectuaient le trajet debout.
Les premiers éléments de l’enquête montrent que le véhicule a quitté la chaussée après l’éclatement du pneu avant droit avant de tomber dans le fleuve Bafing. Trois hypothèses sont avancées pour expliquer cet éclatement : le surnombre de passagers et la surcharge, l’état des pneumatiques, composés de trois marques différentes avec des références non homologuées, ainsi qu’un éventuel défaut de maîtrise du conducteur. L’enquête a également mis en évidence plusieurs irrégularités, notamment l’utilisation de deux plaques d’immatriculation provisoires différentes, l’absence des documents réglementaires du véhicule (assurance, carte de transport et visite technique) ainsi que le défaut d’homogénéité des pneus.
Pour renforcer la sécurité routière, le ministère a annoncé plusieurs mesures, dont la formation des chauffeurs et des gestionnaires des entreprises de transport, la création d’une plateforme numérique de suivi des compagnies, le renforcement des contrôles administratifs et techniques, ainsi que l’obligation de détenir le permis de conduire de catégorie B avant d’accéder aux catégories supérieures. Le Directeur de l’OSER a réaffirmé l’engagement du Ministère des Transports et des Affaires maritimes à suivre cette affaire avec rigueur et transparence, tout en appelant l’ensemble des acteurs du secteur à tirer les leçons de ce drame afin de prévenir de nouveaux accidents.
Mathias Kouamé







