Procès contre le PDCI-RDA : Me Blessy dénonce une « tentative de mise sous tutelle » et réaffirme la confiance du parti en la justice
À la suite du renvoi au 22 octobre 2026 des procédures engagées contre le PDCI-RDA, visant la destitution de son président, Tidjane Thiam, Me Chrysostome Blessy, président du groupe parlementaire du plus vieux parti, a pondu une déclaration le jeudi 30 juillet 2026 au Plateau-Abidjan.
Dans sa déclaration, Chrysostome Blessy dénonce une « tentative de mise sous tutelle du PDCI » et réaffirme la confiance du parti en la justice. « Il s’agit d’une affaire au relan grotesque qui faisait craindre la mise sous tutelle du PDCI, à tout le moins, l’annulation du dernier congrès », a déclaré Me Blessy.
Le président du groupe parlementaire estime difficilement compréhensible qu’une minorité représentant moins de 1 % de l’électorat du congrès puisse chercher à obtenir l’annulation des décisions prises à cette occasion.
« Nous restons très vigilants et mobilisés (…) parce qu’il est quand même assez difficile d’accepter que moins de 1 % d’un électorat qui a été battu aux élections puisse vouloir annuler cette élection », rélève-t-il.
Il conteste également les fondements juridiques des recours introduits devant les tribunaux. Il soutient que les griefs avancés reposent sur une interprétation erronée des statuts et du règlement intérieur du parti.
Me Chrysostome Blessy remet par ailleurs en cause la qualité des requérants à agir en justice. Selon lui, certains étaient suspendus de leur qualité de militant par l’ancien président Henri Konan Bédié et n’étaient pas à jour de leurs cotisations.
Pour le groupe parlementaire, cette affaire ne remet pas en cause l’existence ni la solidité du PDCI-RDA. Il affirme que le parti repose sur des valeurs et un héritage politique qui dépassent les circonstances actuelles, estimant que « le PDCI est un esprit » appelé à perdurer.
Les députés du parti considèrent également qu’il est préférable que le PDCI-RDA poursuive son action dans un cadre politique ouvert plutôt que d’être fragilisé par des procédures susceptibles «de perturber son fonctionnement normal».
Pour ce faire, ils insistent sur la nécessité de préserver l’existence du parti ainsi que la validité de ses instances dirigeantes et des décisions issues de ses congrès. «remettre en cause ces acquis pourrait avoir des conséquences sur la stabilité de la vie politique nationale», a-t-il signifié.
Le groupe parlementaire lance un appel à la communauté nationale, à la communauté internationale ainsi qu’à tous les partenaires qui accordent leur confiance à la Côte d’Ivoire, en les invitant à suivre avec attention l’évolution de ce dossier et réaffirme: « Le PDCI-RDA privilégie le dialogue pour résoudre les différends».
Leresponsable du groupe parlementaire rappelle que l’affaire a été renvoyée au 22 octobre 2026. Pour lui, cette audience devrait permettre la jonction des différentes procédures avant qu’un éventuel délibéré ne soit fixé à une date ultérieure, tout en réaffirmant leur confiance dans la justice ivoirienne.
Kouassi N’Goran







