3 ex-ministres du PDCI-RDA choisis, le PPA-CI et le jeu de la réconciliation, Seth Koko comme Amon Tanoh, le retour du « vieux » Renard… (La Matinale expresse)
Impliqué dans l’organisation des festivités de l’Indépendance 2026 à Yopougon, le PDCI-RDA sera fortement représenté le jour J. Ce n’est pas le cas du PPA-CI qui, pourtant, prêche la réconciliation nationale. Au RHDP, un ancien militants fait son retour au bercail. Pendant ce temps, Hervé Renard retrouve le banc des Éléphants, onze ans après son départ volontaire.
Du début à la fin, le PDCI-RDA entend visiblement prendre toute sa place dans la célébration officielle du 66e anniversaire de l’Indépendance de la Côte d’Ivoire, prévue ce 7 août à Yopougon. Les cadres locaux du parti ont activement participé aux préparatifs. Mieux, à l’invitation du chef de l’État, la formation doyenne a répondu favorablement. À ce titre, L’Inter révèle que « le PDCI-RDA annonce trois anciens ministres à la fête de l’Indépendance ».
Cette participation ne suffit toutefois pas à calmer la colère du Nouveau Réveil, qui dénonce l’absence prolongée de Tidjane Thiam. « Thiam en exil forcé, ce n’est pas normal. À la place du PDCI-RDA, le RHDP aurait boycotté » la fête de l’Indépendance, proteste le quotidien. Une position qui traduit le sentiment d’une frange importante des militants.
Dans le même registre, le candidat indépendant à la présidentielle « plaide pour les prisonniers politiques », selon Liberté.
Quoi qu’il en soit, Yopougon affiche son nouveau visage à l’approche de cette célébration historique. « Moqué hier, Yopougon totalement transformé par Ouattara », titre Le Matin. Le journal met en avant la réhabilitation du complexe Jesse Jackson et de la FICGAYO, ainsi que les 55 kilomètres de voirie bitumée réalisés dans la commune. Les pionniers de Yopougon nourrissent désormais une ambition : faire de cette édition « la plus grande réussite des fêtes de l’Indépendance tournantes ». À l’image de Ouattara Clément, ils sont sortis du bois sacré pour accompagner cet objectif.
Au-delà des considérations politiques, ces retrouvailles se veulent le symbole d’une fierté nationale retrouvée, où les Ivoiriens sont appelés à vibrer à l’unisson, quelles que soient leurs convictions politiques, religieuses ou ethniques.
Pourtant, le PPA-CI semble prendre ses distances avec cet élan. C’est du moins la lecture faite par L’Expression, qui invite le parti de Laurent Gbagbo à « privilégier l’intérêt général ».
Le paradoxe est d’autant plus frappant que, lors de sa 48e tribune de presse, le PPA-CI a justement fait de la réconciliation et de la cohésion nationale le cœur de son discours. Selon Le Quotidien, Diaby Youssouf a formulé dix recommandations pour tourner définitivement la page de la crise, tout en réclamant la « libération des prisonniers politiques ». Entre ce plaidoyer, ces propositions et la fermeté affichée face au pouvoir, le PPA-CI entretient un jeu de la réconciliation dont lui seul semble détenir les véritables ressorts.
Au RHDP, en revanche, l’heure est au rassemblement. Le président d’Alternative Côte d’Ivoire, Seth Koko, a décidé de renouer avec la famille houphouëtiste, à l’image d’Amon Tanoh en son temps. Soir Info annonce son retour au RHDP et cite ses propos : « Ouattara est un leader digne de confiance qui rassure. » Dans L’Essor, il enfonce le clou : « Le RHDP est ma famille politique. Je n’aurais pas dû cesser d’être un partisan de Ouattara. »
Le sport s’invite également dans l’actualité du jour. Après la fin du contrat d’Émerse Faé, le 31 juillet, la Fédération ivoirienne de football a choisi son nouveau sélectionneur. « Renard reprend du galon et fait parler Traoré, Sangaré et Koré », affiche à sa une L’Intelligent d’Abidjan. Le Rassemblement dévoile les coulisses de cette nomination, tandis que L’Expression estime que le retour du technicien français « divise les Ivoiriens ».
Dans le même temps, Ibrahim Ernest Diallo, candidat déclaré à la présidence de la FIF, partage un pan de sa vision. « Les clubs sont au cœur de mon projet », affirme-t-il dans des propos rapportés par Liberté.
Parviendra-t-il à convaincre les électeurs le 12 septembre prochain ? C’est la principale interrogation qui entoure désormais la candidature du maire de Djékanou.
À lundi
Martial Galé






