Réforme électorale en Côte d’Ivoire : le fonctionnement du nouvel organe dévoilé ce mercredi en Conseil des ministres…
Annoncée le 22 juin dernier, la réforme de l’organe chargé de l’organisation des élections en Côte d’Ivoire s’apprête à franchir une étape décisive. Selon nos informations, le projet sera examiné lors du Conseil des ministres de ce mercredi 5 août.
Après plus de deux décennies d’organisation des scrutins par une Commission électorale indépendante (CEI) centralisée, les autorités ivoiriennes ont choisi d’engager une profonde refonte du système électoral.
Présentée par le Premier ministre le 22 juin, la nouvelle architecture repose sur trois piliers complémentaires. Le premier sera un organisme technique exclusivement chargé de l’organisation matérielle des élections et de la logistique. Le deuxième aura pour mission le recensement, la compilation, le traitement et le décompte des suffrages afin de garantir la sincérité des résultats. Enfin, une troisième structure indépendante assurera la supervision, le contrôle général et la garantie de l’équité de l’ensemble du processus électoral.
La principale interrogation porte désormais sur les modalités concrètes de fonctionnement de ce nouveau dispositif. Les réponses devraient être apportées à l’issue du Conseil des ministres de ce mercredi, qui pourrait dévoiler les contours opérationnels de cette réforme.
Dans l’ensemble, l’annonce de cette nouvelle architecture a été favorablement accueillie par de nombreux acteurs de la scène politique nationale. Beaucoup y voient un levier susceptible de renforcer la transparence, la crédibilité et la confiance dans le processus électoral. En répartissant les responsabilités entre plusieurs entités, plutôt que de les concentrer au sein d’une seule institution, cette réforme est perçue comme un progrès significatif. C’est notamment la position défendue par le maire Assalé Tiémoko.
Inspirée du modèle sénégalais, souvent cité comme une référence en matière de gouvernance électorale en Afrique de l’Ouest, cette réforme vise à consolider les garanties démocratiques.
Le ministère de l’Intérieur devrait y jouer un rôle important dans l’organisation du processus, sans pour autant en assurer seul la gestion, conformément à la volonté affichée de mieux répartir les responsabilités.
M. Galé







