Santé : le gouvernement apporte d’importants changements à l’INFAS et dans la lutte contre les épidémies
Le gouvernement ivoirien a adopté, ce mercredi 5 août en Conseil des ministres, une série de réformes majeures destinées à renforcer le système national de santé. Ces mesures concernent aussi bien la formation des professionnels de santé que la prise en charge des maladies, la lutte contre les urgences épidémiques et la gouvernance de la santé publique vétérinaire.
La première réforme porte sur la transformation de l’Institut national de formation des agents de santé (INFAS). Jusqu’ici établissement public à caractère administratif, l’INFAS devient un établissement public hospitalier national (EPHN), conformément à la loi du 23 juillet 2019 portant réforme hospitalière.
Cette évolution vise à améliorer la qualité de la formation initiale et continue des professionnels de santé, tout en rapprochant davantage l’enseignement des réalités du terrain hospitalier. L’objectif est de mettre à la disposition des établissements sanitaires un personnel hautement qualifié, capable de garantir des soins de meilleure qualité aux populations.
Dans le même élan, le gouvernement a adopté un décret réorganisant le Centre national d’excellence de prévention et de traitement de l’insuffisance rénale (CNEPTIR). Cette réforme modernise la gouvernance de l’établissement et élargit ses missions afin de renforcer la prévention et la prise en charge des patients souffrant d’insuffisance rénale. Les nouvelles dispositions permettent notamment d’étendre les services aux enfants nécessitant une hémodialyse ou une transplantation rénale, améliorant ainsi l’accès à des soins spécialisés.
Autre décision importante, le Fonds national de lutte contre le Sida évolue pour devenir le Fonds national de lutte contre les maladies et les urgences épidémiques. Cette transformation, sein le porte-parole du gouvernement, traduit la volonté des autorités d’adapter le dispositif national aux nouveaux défis sanitaires.
Le nouvel établissement aura un champ d’intervention élargi couvrant notamment la tuberculose, le cancer, la nutrition, la santé maternelle et infantile ainsi que les éventuelles crises épidémiques. Cette restructuration doit également, selon Amadou Coulibaly, permettre de diversifier les sources de financement, d’optimiser l’utilisation des ressources et de renforcer la gouvernance des programmes de santé.
Enfin, le Conseil des ministres a créé le Comité consultatif national de la santé publique vétérinaire. Placé sous la tutelle du ministère des Ressources animales et halieutiques, cet organe aura pour mission de consolider la gouvernance de la santé animale et de prévenir les risques sanitaires liés aux maladies animales. Il réunira l’ensemble des parties prenantes afin d’éclairer le gouvernement sur les politiques de santé animale et les plans d’intervention d’urgence.
En instaurant ces différentes réformes, le gouvernement entend bâtir un système de santé plus performant, plus résilient et mieux préparé aux défis sanitaires actuels et futurs, tout en renforçant la qualité des soins et la protection des populations.
Martial Galé







