PDCI-RDA / Depuis l’intérieur du pays, Yapo Calice accuse : « Ils ont tous peur de notre champion, Tidjane Thiam»
Le Secrétaire exécutif en chef du PDCI-RDA est en tournée à l’intérieur du pays dans le cadre des festivités des 80 du parti. Lors cette activité, l’ancien ministre a multiplié des messages d’encouragement aux militants, estimant que les actions en justice contre le PDCI illustrent la peur d’affronter Tidjane Thiam.
Le ton monte au sein du PDCI-RDA. En tournée dans plusieurs localités du pays dans le cadre des festivités marquant les 80 ans du parti, Yapo Calice a livré un discours offensif devant les militants. Le Secrétaire exécutif en chef du parti a notamment défendu la direction de Tidjane Thiam, tout en s’attaquant aux initiatives judiciaires engagées contre le PDCI-RDA.
Pour Yapo Calice, ces procédures ne constituent pas le véritable enjeu du moment. Elles participeraient plutôt, selon lui, à une stratégie visant à détourner les militants de l’objectif prioritaire du parti : la reconquête du pouvoir.
L’ancien ministre n’a pas mâché ses mots. Évoquant les actions en justice visant le PDCI-RDA, il a estimé que leurs initiateurs « se sont trompés de route ». « Ceux qui traînent le parti devant les tribunaux, ils se sont trompés de route parce qu’ils manquent de formation », a-t-il lancé devant les militants.
Yapo Calice voit derrière ces procédures une volonté de détourner l’attention du parti. « Ils ont tous peur de notre champion, Tidjane Thiam et ils veulent nous distraire en nous envoyant au tribunal pour que les militants oublient l’essentiel », a-t-il soutenu.
« On ne joue pas avec le PDCI-RDA »
Dans son intervention, le responsable du PDCI-RDA a également défendu la solidité de la formation politique, en dépit des tensions internes qui la traversent. « On ne joue pas avec le PDCI-RDA, car c’est un esprit que personne ne peut imiter. Le PDCI-RDA est un parti insubmersible », a-t-il martelé.
Une manière pour lui de rappeler aux militants que les querelles internes et les procédures judiciaires ne doivent pas, selon lui, prendre le dessus sur la ligne politique du parti. Yapo Calice a également appelé les militants à ne pas faire des fonctions occupées au sein du PDCI-RDA une finalité.
«Quand vous rentrez dans un parti, vous ne rentrez pas dans le parti pour occuper des positions, pour être secrétaire exécutif, pour être délégué ou pour être vice-président. Non ! Ce sont des fonctions que le président vous confie », a-t-il déclaré.
La « lune » de Tidjane Thiam
Pour illustrer son propos, le Secrétaire exécutif en chef a repris une formule populaire : « Quand le sage montre la lune, les idiots regardent le doigt. » La « lune » que montre Tidjane Thiam, selon lui, n’est autre que la conquête du pouvoir d’État.
« La lune que le président du parti nous montre, c’est conquérir le pouvoir pour le bonheur des citoyens, pour le progrès pour tous et le bonheur pour chacun », a-t-il expliqué mettant en avant le projet de société et le programme de gouvernement élaborés autour du président du PDCI-RDA.
2030 déjà dans le viseur
À l’approche des prochaines grandes échéances politiques, Yapo Calice assume ouvertement l’ambition présidentielle du PDCI-RDA. « Nous voulons reconquérir le pouvoir d’État avec le président Cheick Tidjane Thiam en 2030. Je voudrais dire que pour 2030, nous sommes déjà prêts », a-t-il déclaré.
Dans cette perspective, il a appelé les militants à ne pas céder au découragement face aux difficultés internes et aux procédures judiciaires. « N’ayez pas peur. N’ayez pas peur. Bientôt il fera jour pour les militants du PDCI-RDA », a-t-il lancé.
La question de la légitimité de Tidjane Thiam à la tête du PDCI-RDA a également occupé une place importante dans son discours.
Yapo Calice s’est appuyé sur des chiffres qu’il a lui-même avancés pour défendre la majorité favorable au président du parti. « Nous, nous sommes 99,77 % et eux, ils pèsent 0,33 %. Donc nous sommes majoritaires, nous qui sommes d’accord que Tidjane Thiam soit notre président », a-t-il déclaré.
Il s’est montré tout aussi catégorique sur l’avenir de Tidjane Thiam à la tête du PDCI-RDA : « Aucun mécanisme ne peut faire déboulonner Tidjane Thiam de la Présidence du PDCI-RDA. »
Pour lui, les militants qui ne partagent pas cette orientation doivent assumer leur choix : « Ceux qui ne sont pas d’accord peuvent aller créer leur parti. »
2028, première étape vers 2030
Mais la présidentielle de 2030 n’est pas le seul rendez-vous dans le viseur du responsable du PDCI-RDA. Yapo Calice estime que la reconquête du pouvoir passe d’abord par une reconquête du terrain électoral. « Les dernières élections ont montré que nous avons perdu le terrain. Pour rebondir en 2030, il faut se préparer pour 2028 », a-t-il reconnu.
Il cite notamment la conquête de plusieurs mairies et conseils régionaux comme une priorité pour le parti. « C’est-à-dire reconquérir les mairies dans plusieurs régions et les conseils régionaux. Nous devons travailler à cela », a-t-il insisté.
Une stratégie qui doit, selon lui, rester résolument démocratique. « On ne connaît pas la voie de la violence. On n’a jamais fait de coup d’État. Le seul chemin que nous connaissons, c’est la voie démocratique », a-t-il assuré, relativisant les tensions internes et au profit des prochaines élections locales et la reconquête du pouvoir en 2030.
M.Galé







