Lemandatexpress – Face aux informations faisant état d’une prétendue interdiction de l’importation des traitements contre le VIH/Sida en Côte d’Ivoire, le ministère de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle apporte des clarifications. Il assure que les traitements antirétroviraux restent disponibles et qu’aucune rupture n’est à craindre à ce jour.
Le ministère de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle veut mettre fin aux rumeurs concernant la disponibilité des traitements contre le VIH/Sida en Côte d’Ivoire. Dans un communiqué publié le 22 septembre 2026, il a démenti les informations circulant sur les réseaux sociaux faisant état d’une prétendue « interdiction de l’importation du traitement du VIH/Sida en Côte d’Ivoire ».
Cette mise au point intervient à la suite d’un communiqué de l’Autorité ivoirienne de Régulation pharmaceutique (AIRP), daté du 18 septembre 2026, relatif à l’arrêt de la commercialisation du TIVICAY 50 mg.

Selon le ministère, le TIVICAY, dont la dénomination commune internationale est le Dolutégravir, est une molécule antirétrovirale commercialisée par les laboratoires GlaxoSmithKline Export Ltd, qui ont décidé d’arrêter sa distribution pour des raisons commerciales.

Le ministère précise toutefois que cette décision n’entraîne aucune interruption de la prise en charge des personnes vivant avec le VIH. La Côte d’Ivoire utilise en effet des médicaments génériques à base de Dolutégravir, préqualifiés par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et agréés par l’AIRP.
« Tous les médicaments antirétroviraux utilisés en Côte d’Ivoire pour le traitement des patients infectés par le VIH, y compris le Dolutégravir, sont disponibles, dispensés gratuitement et ne connaissent aucune rupture », assure le ministère.
Les autorités sanitaires avancent également des chiffres pour rassurer sur les stocks disponibles. La Nouvelle Pharmacie de la Santé publique dispose actuellement de 39 017 boîtes de Dolutégravir 50 mg, correspondant à 6,6 mois de stock. Pour le traitement de référence contenant du Dolutégravir, appelé TLD et administré à 97 % des personnes vivant avec le VIH en Côte d’Ivoire, le stock disponible s’élève à 74 510 boîtes, soit 6,9 mois de stock.
Le ministère de la Santé assure ainsi les personnes vivant avec le VIH qu’il n’existe, à ce jour, aucun risque de rupture de leur traitement antirétroviral et que l’arrêt de l’importation du TIVICAY n’a aucune incidence sur leur prise en charge.
Il invite enfin la population et les personnes vivant avec le VIH à ne pas se fier aux informations diffusées sur les réseaux sociaux et à se rapprocher des centres de santé et des structures du ministère pour toute information fiable sur leur prise en charge.
Abran Saliho



