Lemandatexpress – Contrairement aux informations faisant état d’une destruction générale du quartier, l’intervention aurait concerné uniquement des habitats précaires et des zones identifiées comme à risques. Le quartier résidentiel structuré, lui, n’a pas été touché.
L’opération d’aménagement menée le 3 juin 2026 à Koumassi Campement continue d’alimenter les débats. Au lendemain des démolitions, des images et commentaires diffusés sur les réseaux sociaux avaient laissé entendre que l’ensemble du quartier avait été rasé. L’observation des différents secteurs concernés permet toutefois de nuancer cette présentation.
Selon les informations disponibles sur le terrain, l’intervention ne s’est pas étendue à l’intégralité de Koumassi Campement. Les engins ont ciblé des périmètres précis, notamment des constructions spontanées, des abris de fortune et des installations implantées dans des zones considérées comme dangereuses ou non conformes.
L’opération s’inscrit dans une logique d’aménagement et de sécurisation des populations exposées à des risques naturels ou structurels. Les autorités et les services techniques auraient ainsi distingué les occupations précaires des secteurs résidentiels présentant un bâti plus structuré.
Une zone résidentielle préservée
Un élément mérite particulièrement d’être souligné : Koumassi Campement dispose également d’une zone résidentielle structurée, avec des habitations répondant, selon les informations recueillies, à des exigences de construction, d’hygiène et d’urbanisme. Cette partie du quartier n’a pas été concernée par l’opération du 3 juin.
Cette réalité permet de relativiser les informations présentant l’intervention comme une destruction totale de Koumassi Campement. Les bulldozers n’ont donc pas été déployés indistinctement sur l’ensemble du quartier.
Sur les réseaux sociaux, cette clarification commence d’ailleurs à susciter des réactions différentes. Certains acteurs qui s’étaient montrés critiques au départ appellent désormais à davantage de retenue dans les commentaires et les jugements formulés à distance du terrain. L’InfoDrome a notamment invité à ralentir le « tribunal populaire » des réseaux sociaux, afin de confronter les premières perceptions aux réalités observables sur place.
Au-delà de la polémique, l’enjeu reste celui de la sécurité et de l’organisation urbaine. À Koumassi Campement, l’opération du 3 juin apparaît ainsi comme une intervention ciblée sur certains périmètres, et non comme la mise à terre de l’ensemble du quartier.
Une distinction qui mérite d’être clairement établie dans le débat public.
Source: Dr Okou Roméo



