Affi N’Guessan, président du Front populaire ivoirien (FPI), a réagi à la levée de l’immunité parlementaire du député de Gouméré-Tabagne, Diabagaté Moussa, ainsi qu’à l’interpellation de Rita Djédjé et de plusieurs autres personnes citées dans une affaire d’escroquerie présumée.
Le responsable politique, généralement critique à l’égard du pouvoir RHDP, a cette fois adopté une posture républicaine face à ces procédures judiciaires liées à deux affaires qui suscitent un vif intérêt dans l’opinion. Il y voit un signal encourageant en matière de gouvernance et de lutte contre l’impunité.
« Levée de l’immunité parlementaire du député Diabagaté, interpellations dans le secteur de l’immobilier : un frémissement de l’esprit de bonne gouvernance », a écrit Affi N’Guessan sur sa page Facebook.
Pour l’ancien Premier ministre, ces décisions constituent un motif d’espoir, mais ne sauraient être considérées comme une fin en soi. Il appelle à aller plus loin, notamment en s’attaquant aux autres dossiers de corruption.
Toutes les solutions de corruption
« À confirmer en s’attaquant à toutes les situations de corruption, actuelles comme passées, restées impunies », a-t-il souhaité.
Dans un communiqué diffusé mercredi 7 octobre, le Procureur national financier a annoncé l’ouverture d’une information judiciaire contre Mme Djédjé Djédjé Grahon Rita Bénédicte, la société Ivoire Challenge Corporation SARL et plusieurs autres personnes.
Selon le parquet, plusieurs plaintes émanant d’une soixantaine de personnes, ainsi que des dénonciations relayées sur les réseaux sociaux, notamment sur Meta et TikTok, ont été enregistrées par les unités de police. Elles mettent en cause Rita Djédjé et la société Ivoire Challenge Corporation SARL pour des faits présumés d’escroquerie portant sur des sommes d’argent.
De son côté, le député Diabagaté Moussa est cité dans l’affaire liée à la démolition de Koumassi Campement, un dossier qui a conduit à la levée de son immunité parlementaire.
Au-delà des positions politiques, ces deux procédures placent désormais la justice face à une attente simple : celle de faire toute la lumière sur les faits dénoncés, dans le respect des droits de chacun. Pour Affi N’Guessan, c’est surtout à l’issue de ces procédures, et non à leur seule ouverture, que pourra se mesurer la réalité de ce « frémissement de bonne gouvernance ».
M. Galé



