Cadre du PDCI-RDA, Dr Osman Chérif s’est prononcé, mardi, sur la réforme du système électoral en Côte d’Ivoire. Invité sur les antennes de 7 Info, le médecin urgentiste a défendu la nécessité d’un dialogue politique autour de la mise en place du nouvel organe électoral.
Pour le responsable du PDCI-RDA, la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI) doit ouvrir la voie à une nouvelle démarche fondée sur le consensus entre les différentes forces politiques.
« Nous considérons qu’une initiative solitaire du gouvernement sera une initiative qui ne peut pas être acceptée. On ne pouvait pas dissoudre une Commission électorale considérant qu’elle n’était pas consensuelle et puis faire une démarche par validation au niveau du Parlement où vous êtes majoritaire, sans passer par un dialogue politique exigé de l’ensemble des acteurs politiques », a-t-il déclaré.
Le PDCI se dit ouvert aux compromis
Insistant sur la nécessité du dialogue, Osman Chérif estime que la réforme du cadre électoral ne peut aboutir sans concessions de la part des différents acteurs. Il assure, à ce propos, que le PDCI-RDA ne cherche pas à imposer l’intégralité de ses propositions.
« Dans nos propositions, nous ne sommes pas dans un forcing du 100 % de nos propositions. Nous avons proposé ce que nous considérons être bon pour la Côte d’Ivoire et nous estimons que c’est ensemble, tous les partis politiques, main dans la main, que nous pourrons trouver quelque chose de consensuel », a-t-il expliqué.
Selon lui, cette recherche de compromis répond à un objectif commun : préserver la paix et la stabilité du pays, au-delà des divergences entre formations politiques.
« In fine, nous souhaitons avoir le même objectif, c’est de diriger la Côte d’Ivoire et que ce pays s’assoie en paix », a-t-il ajouté.
Les contestations de résultats assumées
Le cadre du PDCI-RDA a également répondu aux critiques portant sur la position de l’opposition vis-à-vis de l’organe électoral. À ceux qui lui reprochent de contester certains résultats tout en reconnaissant d’autres, Osman Chérif oppose une distinction fondée sur les éléments dont disposent les partis.
« Nous n’avons jamais dit que la position électorale est mauvaise sur 100 % du territoire. On a dit que quand nous avons des éléments qui sont concordants, qui nous permettent de contester un résultat, c’est notre droit de le contester », a-t-il soutenu.
Citant notamment le cas de Gagnoa, il affirme que le PDCI-RDA n’a pas systématiquement remis en cause les résultats des scrutins.
« On a perdu à Gagnoa. On n’a jamais dit que c’était un problème démocratique. On n’a jamais dit que la commission n’a pas bien organisé l’élection. Mais il y a des endroits où on a perdu, on est sûrs et on a des preuves que nous avons été spoliés de nos droits. Donc ça, c’est un droit démocratique pour nous de le contester. Il ne faudrait pas qu’on nous l’arrache », a-t-il insisté.
Au total, Osman Chérif réaffirme la position du PDCI-RDA en faveur d’une concertation entre les acteurs politiques sur la réforme électorale, alors que les discussions autour du nouvel organe appelé à succéder à la CEI restent au centre des débats politiques.
Martial Galé



