Lemandatexpress-Le Réseau ouest-africain pour l’édification de la paix en Côte d’Ivoire (WANEP-CI) entend contribuer à l’amélioration du système électoral ivoirien. L’organisation a engagé, le mercredi 7 octobre 2026, à A
Cocody-Abidjan, une réflexion sur les recommandations issues des différentes missions d’observation électorale, en vue de dégager des priorités et d’élaborer une feuille de route conjointe pour les réformes à venir.
La rencontre, organisée en partenariat avec l’European Partnership for Democracy (EPD), vise à tirer les principaux enseignements des derniers scrutins en Côte d’Ivoire. Il s’agit, selon les organisateurs, de revisiter les recommandations formulées par les missions d’observation citoyennes, régionales et internationales afin de mieux orienter les actions post-électorales et de renforcer la confiance dans les institutions électorales.
La démarche intervient dans un contexte marqué par les réflexions sur la réforme de l’organe de gestion des élections (OGE). Le compendium présenté au cours de l’atelier vient ainsi compléter le livre blanc élaboré par une coalition d’organisations de la société civile, dont WANEP-CI est membre, et qui contient des propositions de réforme de l’OGE. L’initiative s’inscrit dans le cadre du projet « E-MAM », financé par l’Union européenne.
Représentant la ministre de la Cohésion nationale, de la Solidarité et de la Lutte contre la pauvreté, la conseillère technique Avi N’Dri Rebecca épouse Donwahi, a insisté sur l’importance de la période post-électorale dans la consolidation de la paix et de la confiance citoyenne. « Une élection apaisée ne se décrète pas. Elle se prépare, et elle se prépare longtemps à l’avance », a-t-elle déclaré, estimant que cette période doit permettre d’identifier, avec lucidité, les acquis, les insuffisances et les corrections nécessaires.
Avi N’Dri Rebecca a, par la suite, invité les participants à parvenir à une lecture consensuelle des recommandations, dans le respect des différentes sensibilités politiques et sociales. Elle a également appelé à hiérarchiser les priorités, toutes les réformes ne pouvant être conduites simultanément, et à traduire les conclusions de l’atelier en une feuille de route opérationnelle.
La cheffe de la section politique de l’Union européenne, Martina Borovac Pecarevic, a, pour sa part, relevé l’ampleur du travail réalisé. « Le compendium des recommandations compile 500 recommandations explicites issues de 31 missions d’observation citoyennes, régionales et internationales », a-t-elle indiqué, estimant que ce volume traduit à la fois l’implication de la société civile et l’importance des défis structurels liés au processus électoral.
Pour le WANEP régional, Josiane Sombo a réaffirmé la volonté de l’organisation d’accompagner les acteurs nationaux dans la construction de processus électoraux pacifiques, inclusifs et crédibles. « Le rôle du WANEP n’est pas de se substituer aux acteurs nationaux mais de les accompagner, de faciliter le dialogue, de capitaliser les bonnes pratiques et de soutenir les efforts visant à renforcer l’intégrité et l’inclusivité des processus électoraux », a-t-elle souligné.
L’enjeu de l’atelier est désormais de passer des recommandations aux actions concrètes, réalistes et concertées. Pour les organisateurs, la capitalisation des enseignements du dernier cycle électoral doit permettre de renforcer durablement le dialogue politique, la confiance citoyenne et la crédibilité des prochains scrutins.
Kouassi N’Goran


