Gabon : Ali Bongo saisit le régulateur financier pour débloquer ses avoirs bancaires

Ali Bongo Ondimba intensifie ses démarches pour récupérer ses avoirs bancaires gelés chez BGFIBank Gabon depuis le coup d’État d’août 2023. Selon Jeune Afrique, l’ancien président a saisi, lundi 12 octobre 2026, la Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale (Cosumaf), après plusieurs tentatives infructueuses de règlement du différend.

Les réunions organisées les 1er et 4 septembre au palais du Bord de mer, à Libreville, n’auraient pas permis de trouver une issue au dossier, rapporte le média.

Le 8 juin 2026, Ali Bongo avait mis en demeure la banque de lui communiquer ses relevés et de justifier le blocage de ses comptes. Dans sa réponse, l’établissement a invoqué une ordonnance judiciaire ordonnant la mise sous séquestre des comptes de l’ancien président et de son épouse, Sylvia Bongo Ondimba. Une décision dont l’entourage de l’ancien chef de l’État conteste la notification.

Le 22 juin, Ali Bongo a saisi le tribunal de première instance de Libreville pour obtenir une copie de cette ordonnance. Il a également engagé une procédure en référé afin de demander la levée du gel et la restitution de ses avoirs.

Avant Cosumaf, l’ancien président avait sollicité la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac). Il envisage également de saisir le régulateur bancaire français, l’ACPR. Son entourage dénonce un blocage politiquement motivé, tandis que la banque invoque une décision judiciaire.

Contactés par Jeune Afrique, le ministre gabonais de la Justice et BGFIBank n’ont pas souhaité commenter l’affaire.

Cette saisine marque une nouvelle étape dans le différend entre Ali Bongo Ondimba et BGFIBank Gabon, alors que l’ancien président poursuit ses démarches pour obtenir la restitution de ses avoirs.

Sonia FAITAI

lemandatexpress.net

Partager cet article

A lire aussi

Abonnez-vous à la newsletter

Abonnez-vous à notre newsletter et recevez chaque jour les actualités essentielles directement dans votre boîte mail.