lemandatexpress – Convoqué ce lundi 19 octobre dans les locaux de la section anti-terroriste du Tribunal de première instance d’Abidjan, le 1er Secrétaire Général Adjoint du Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), Banouakou Koua Justin, a regagné son domicile en milieu de journée. À l’instar de plusieurs figures de proue du parti d’opposition, le cadre politique a été placé sous contrôle judiciaire.
Arrivé sous l’œil vigilant de sa défense, ses proches et partisans, Koua Justin a répondu aux questions du juge d’instruction durant toute la matinée. À la sortie de ce face-à-face, la décision est tombée. Il en ressort qu’il n’y a pas de mandat de dépôt immédiat, mais une liberté strictement encadrée sous le régime du contrôle judiciaire.
Cette audition ne constitue pas un acte isolé. Elle s’inscrit dans le cadre d’une série de procédures judiciaires ciblant l’appareil dirigeant de la formation politique fondée par l’ancien président Laurent Gbagbo. Avant Koua Justin, d’autres figures majeures du parti à l’instar de Justin Koné Katinan ou du président du Conseil d’Administration du PPA-CI, Sébastien Dano Djédjé, du 3e vice-président Emmanuel Ackah,… ont subi le même parcours judiciaire devant le pôle anti-terroriste. « Il rentre chez lui. Comme ses prédécesseurs, il a été placé sous contrôle judiciaire », déplore un cadre de l’opposition présent aux abords du tribunal.
Pour le PPA-CI, cette vague de convocations rapprochées, prévues pour s’étendre sur la deuxième moitié du mois d’octobre, relève d’une tentative explicite d’affaiblissement de sa direction. Le parti n’a de cesse de dénoncer l’instrumentalisation du pôle anti-terroriste à des fins politiques et réclame l’ouverture d’un véritable dialogue pour décrisper le climat socio-politique.
Bien que Koua Justin ait pu retrouver son domicile et sa famille ce lundi midi, cette décision le contraint à des restrictions d’obligations légales (interdictions de déplacements, émargements réguliers ou réserve médiatique).
W. DeBongo
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