
Côte d’Ivoire : Sacra, Sacrabouri et Sacraboutou, voici la différence entre ces trois danses de la région du Gontougo!
Lemandatexpress – La région du Gontougo (Est de Côte d’Ivoire) regorge plusieurs atouts touristiques et culturels dont des danses. Parmi lesquelles trois ont des appellations semblables. Le sacra, le Sacrabouri et le Sacraboutou.
Attention, bien que ces trois danses soient de la même région et toutes culturelles, le Sacra ou Sècrè, le Sacrabouri, et le Sacraboutou, ces trois Danses culturelles et traditionnelles, qui sont pourtant très différentes dans leurs rites et pratiques ancestrales, mais qui malheureusement portent à confusion depuis quelques temps. Certainement parce qu’elles subissent aussi les effets de l’appropriation des noms dans les groupes ethniques et la falsification de l’histoire des peuples. Découvrez trois danses culturelles dont les noms se confondent.
Le sacra ou Sècrè
Le sacra est une danse culturelle de réjouissance des mystiques, féticheurs, Guérisseurs, et Prêtres traditionnels en pays Koulango. L’on assiste pendant l’exécution de cette danse, à des démonstrations de pouvoirs magiques, et des rituels sacrés rendus publics.

Le Sacrabouri
Quant au Sacrabouri, elle est également une danse traditionnelle, mais mystique du Feu, pratiqué par les Lorhon. La maîtrise du feu prend tout son sens lors de la Pratique du Sacrabouri. Adultes, Jeunes et femmes peuvent y prendre part, mais pas sans avoir été initiés à la pratique et à la maîtrise du Feu. En gros, le Sacrabouri est une danse mystique du feu réservée aux initiés.
Le Sacraboutou
Pour ce qui est de la troisième danse qui est le Sacraboutou, c’est d’ailleurs la danse la plus connue. Comme les deux premières, le Sacraboutou est une danse traditionnelle. Par contre, elle est caractérisée par son volet sacrée de démonstrations guerrières. Le Sacraboutou a lieu tous les ans précisément dans l’après-midi de la fête qui marque la fin du mois de ramadan. Contrairement au Sacra, le Sacraboutou est pratiqué par les Chasseurs et guerriers Dioula-Donzo de la famille de Donzosso de Bondoukou.
De façon plus explicite, le sacraboutou est une danse sacrée, une parade guerrière festive, qui a lieu l’après midi de la prière du Ramadan ( fin du mois de ramadan) et qui a donné son nom à la fabuleuse et mythique équipe de football de Bondoukou qui a fait les beaux jours du foot ivoirien.
La légende raconte qu’une femme qui touche à cette tenue n’enfantera jamais. Il ne faut surtout pas confondre la danse guerrière Sacraboutou à la confrérie Dozo du Nord même si les accoutrements ont une forte ressemblance.
Abran Saliho







