
Cybercriminalité : les plaintes à la PLCC ont doublé entre 2022 et 2024 – Les raisons
Lemandatexpress.net – La Plateforme de Lutte contre la Cybercriminalité (PLCC) est de plus en plus sollicitée par les internautes ivoiriens. Le nombre de plaintes enregistrées a doublé en l’espace de deux ans, passant de 6 000 en 2022 à plus de 12 000 en 2024. Une évolution significative qui s’explique, selon le directeur de la structure, le Commissaire Dougba Marcellin Dougba.
Rattachée à l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI), la PLCC a pour mission de combattre la cybercriminalité, définie comme toute infraction pénale commise via ou sur un système d’information.
« La PLCC reçoit les victimes, les assiste et diligente des enquêtes pour interpeller les auteurs des actes de cybercriminalité. Elle mène également des campagnes de sensibilisation afin d’aider la population à se prémunir contre ces agressions numériques », a rappelé M. Dougba sur le site officiel du gouvernement, gouv.ci.
Dans un contexte où les fake news et les actes de cybercriminalité se multiplient, la PLCC est devenue un interlocuteur de référence pour les victimes issues de la blogosphère et des réseaux sociaux.
« En 2022, nous avons enregistré plus de 6 000 plaintes. En 2023, ce chiffre est passé à plus de 8 000. Et en 2024, nous avons dépassé les 12 000 plaintes. Cette hausse est principalement due à l’efficacité des campagnes de sensibilisation. Les citoyens comprennent de mieux en mieux ce qu’est une infraction en ligne et n’hésitent plus à nous saisir », explique le commissaire.
Cependant, le directeur préfère rester prudent quant au taux de résolution des dossiers. « Une enquête peut être résolue en une heure, en 24 heures, un mois, un an ou plus. Il est donc difficile, voire impossible, de donner une proportion ou des chiffres précis. Mais soyez rassurés : la PLCC suit chaque affaire dont elle est saisie », affirme-t-il.
Conscient des risques croissants en ligne, le directeur de la PLCC insiste sur l’importance d’adopter des gestes simples et des bonnes pratiques numériques : « En somme, il faut avoir une bonne hygiène de vie sur Internet pour éviter d’être victime de cybercriminalité. »
Face à la prolifération des fausses informations, la PLCC reste en alerte permanente. Elle agit à la fois en amont, par la sensibilisation, et en aval, par des enquêtes visant à identifier et interpeller les auteurs de fake news. « Nous communiquons aussi sur certains résultats à titre pédagogique », précise M. Dougba.
La PLCC reste accessible à tous les citoyens, qui peuvent y déposer plainte physiquement dans ses locaux. Elle reçoit également des plaintes par voie judiciaire : soit-transmis des tribunaux, commissions rogatoires ou encore demandes d’entraide judiciaire. « Et la PLCC peut également s’auto-saisir de faits susceptibles d’avoir un impact sur la société », conclut le directeur.
Martial Galé
Lemandatexpress.net






