
5e Journée mondiale du reggae à Grand-Bassam : une commémoration festive sur fond d’éducation
Lemandatexpress – Chaque 1er juillet, le monde entier rend hommage à une musique née en Jamaïque mais devenue universelle : le reggae. Depuis 1994, cette Journée internationale du reggae instituée par la militante culturelle jamaïcaine Andrea Davis, célèbre non seulement les rythmes envoûtants du reggae, mais aussi son message de paix, de justice, d’unité et de conscience sociale.
En Côte d’Ivoire, c’est Grand-Bassam qui a accueilli pour la cinquième fois cette célébration mondiale, dans l’enceinte de la mairie, sous le thème « Le reggae au service de l’éducation ». Organisée par l’ONG Jah Live Art, Culture et Environnement, dirigée par Rose Ebirim Epse Fiankan, cette édition a une fois de plus allié musique, engagement social et transmission des valeurs.
Geneviève Dagri, marraine engagée et promotrice du reggae
Placée sous le parrainage de Mme Geneviève Dagri épouse Ackah, la journée a également marqué un moment symbolique : les 10 ans d’existence des 24H Reggae, concept qu’elle a initié pour promouvoir la culture reggae en Côte d’Ivoire.

C’est cette Dame, présidente fondatrice qui dès les premières heures de la casse du village rasta à Port-Bouët a apporté assistance à cette communauté. Cette action a été le moteur déclencheur du festival afin de récolter des fonds pour aider ceux-ci. Puis aujourd’hui elle mise sur le centre aux métiers du sport et de la culture qui sera construit à Jacqueville dont le terrain a été acquis.
Dans son discours, Mme Dagri a insisté sur la nécessité de valoriser les acteurs du milieu reggae, estimant qu’un changement d’attitude est essentiel pour que cette musique continue de rayonner : « si nous voulons être pris en compte, il faut que nous changions nos habitudes et que nous sachions nous adapter à notre ère. »
Elle a également salué le rôle de grands ambassadeurs du reggae ivoirien tels qu’Alpha Blondy et Tiken Jah Fakoly, tout en appelant à consolider l’image du reggae ivoirien à l’échelle mondiale.

En plus des performances musicales, cette 5e édition a été marquée par des actions sociales concrètes, notamment la distribution de moustiquaires et de produits d’hygiène aux membres d’associations et aux participants. Un geste en parfaite cohérence avec l’esprit de solidarité prôné par le reggae.
Le point d’orgue de cette journée a été un concert live qui a fait vibrer Grand-Bassam jusqu’à l’aube, rassemblant des artistes et passionnés autour d’un reggae authentique, enraciné dans les valeurs de paix, de justice et de liberté.
Le reggae, un patrimoine mondial vivant
Né dans les années 1960 en Jamaïque, le reggae est le fruit d’un riche héritage musical (ska, rocksteady) et spirituel (rasta). Il a été porté par des figures emblématiques telles que Bob Marley, Peter Tosh, Burning Spear et Toots Hibbert. En 2018, l’UNESCO l’a inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’humanité, consacrant son rôle dans la lutte contre l’injustice, l’affirmation de l’identité noire et la diffusion d’un message universel d’amour et de dignité.
La cérémonie de clôture a été l’occasion de distinguer plusieurs personnalités ayant contribué à la promotion du reggae en Côte d’Ivoire et sur le continent. Des trophées d’honneur ont été remis, dont un à Mme Geneviève Dagri, en reconnaissance de son engagement en faveur des enfants orphelins de la communauté rasta, de sa solidarité sociale et de son soutien à la scène reggae ivoirienne.
Marcelline Coulibaly, avec Izou Dine







