
Développement rural: L’ANADER en première ligne avec le projet ECOTER
L’Agence Nationale d’Appui au Développement Rural (ANADER) prend un nouveau virage stratégique avec le lancement officiel du Projet d’Appui au Développement Économique et Écologique des Territoires Ruraux (ECOTER).
La cérémonie, présidée par le Directeur Général de l’Agence, Dr Sidiki Cissé, s’est tenue dans un hôtel de Yamoussoukro, en présence d’acteurs institutionnels, techniques et financiers du développement local.Ce projet ambitieux vise à améliorer les conditions de vie dans huit régions rurales de Côte d’Ivoire : Bafing, Béré, Bounkani, Cavally, Gontougo, Tonkpi, Guémon et Worodougou.

Pour cette première phase, six régions sont concernées, les deux dernières suivront ultérieurement à travers de nouvelles conventions. Trois composantes clés structurent ECOTER, dont l’une, pilotée par l’ANADER, repose sur les Programmes Structurants de Développement Économique et de Gestion des Ressources Naturelles (PS/GRN).
Elle vise à valoriser les potentialités locales tout en assurant une gestion durable des ressources naturelles. Pour le Dr Cissé, ce projet marque une étape décisive pour les collectivités territoriales, mais aussi pour l’ANADER.

« Nous sommes pleinement engagés à faire d’ECOTER un modèle de réussite. C’est un devoir envers nos populations rurales, en réponse aux attentes de l’État », a-t-il affirmé. Financé par le Contrat de Désendettement et de Développement (C2D), sous la supervision de la Cellule de Suivi des Projets du Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité (CSP/MIS), ECOTER s’inscrit dans la Stratégie Nationale de Décentralisation et dans le Plan National de Développement (PND).
Le projet privilégie une approche participative et inclusive, fondée sur une collaboration étroite avec les autorités administratives, traditionnelles, et les acteurs locaux. L’enjeu est clair : faire des collectivités de véritables moteurs de leur développement. Au nom de la Cellule de gestion du projet ECOTER, Dr Coulibaly Ouattara Rokia, chargée de projet, a rappelé que ce programme est né dans un contexte post-crise, avec l’ambition de renforcer les collectivités à travers un transfert progressif de compétences de l’État.

« L’ANADER, par son ancrage territorial et son expertise reconnue, est un partenaire clé pour accompagner cette dynamique de développement local durable », a-t-elle souligné. L’atelier de lancement, qui se tient jusqu’au 29 août, a pour but de présenter les objectifs, résultats attendus, stratégie et budget du projet, mais aussi de valider les outils de mise en œuvre et de formation avec les acteurs de terrain.
L’enjeu est de taille : poser les bases solides d’un projet qui, au-delà du développement, porte l’espoir d’un renouveau pour les zones rurales ivoiriennes.
Mathias Kouamé







