
Côte d’Ivoire : Alassane Ouattara clarifie les rôles de Robert Beugré Mambé et de Téné Birahima Ouattara
Lemandatexpress – Plus de deux mois après le remaniement gouvernemental, le décret fixant les attributions des ministres a finalement été rendu public. Ce texte vient clarifier l’organisation de l’exécutif ivoirien, marquée notamment par la création d’un poste inédit de vice-Premier ministre confié à Téné Birahima Ouattara.
Dans cette nouvelle architecture gouvernementale, les prérogatives du Premier ministre Robert Beugré Mambé demeurent globalement inchangées. Il conserve la responsabilité de diriger et de coordonner l’action du gouvernement. Toutefois, il sera désormais secondé par le vice-Premier ministre, qui pourra également assurer son intérim en cas d’absence.
Le décret confère à Téné Birahima Ouattara un rôle à la fois transversal et opérationnel. En cas d’empêchement du Premier ministre, il pourra présider le Conseil de gouvernement. Cette disposition confirme l’influence croissante du ministre de la Défense au sommet de l’exécutif.
Son implication récente dans la gestion de dossiers sensibles, notamment la crise du cacao et les questions liées à l’électricité, aux côtés de Robert Beugré Mambé, illustre déjà ce positionnement stratégique.
Pour autant, cette montée en puissance ne remet pas en cause la place du vice-président de la République, Tiémoko Meyliet Koné, dont le rôle demeure central dans l’appareil exécutif.
Présent au sein du gouvernement depuis plus d’une décennie, Téné Birahima Ouattara est considéré par certains responsables comme un acteur capable de faire avancer les dossiers complexes. En plus de ses bureaux au ministère de la Défense, il dispose désormais d’un espace de travail à la Primature, à proximité immédiate de la présidence.
Dans ce cadre, Ali Cissé, jusque-là chef de cabinet au ministère de la Défense, a été promu directeur de cabinet adjoint, chargé du suivi des dossiers intergouvernementaux.
Au sein du gouvernement, la répartition des attributions selon Jeune Afrique a également entraîné quelques ajustements. Le ministre des Infrastructures économiques et de l’Entretien routier, Hien Sié, voit ainsi son champ d’action élargi. Il récupère la tutelle du métro d’Abidjan, ainsi que celle des ports et des aéroports, auparavant rattachés au ministère des Transports dirigé par Amadou Koné.
À l’inverse, le ministre de l’Emploi, de la Protection sociale et de la Formation professionnelle, Adama Kamara, n’a pas obtenu la gestion des centres et lycées professionnels qu’il espérait.
Le président Alassane Ouattara a finalement choisi de confier cette responsabilité à Jean-Louis Moulot, ministre délégué chargé de l’Enseignement technique.
Ancien directeur général de la Sodexam et ex-membre du cabinet présidentiel, ce dernier se voit ainsi attribuer un rôle clé dans la gestion de la formation technique et professionnelle.
Lemandatexpress avec Jeune Afrique







