
Focus’ Coupe du monde 2026 : la Côte d’Ivoire et les deux visages de l’Afrique
La première journée de la Coupe du monde 2026 s’est achevée dans la nuit du mercredi 17 au jeudi 18 juin. Dernière sélection africaine à entrer en lice, le Ghana a offert au continent sa deuxième victoire dans le tournoi américain.
Le succès des Black Stars est venu s’ajouter à celui des Éléphants de Côte d’Ivoire, vainqueurs de l’Équateur (1-0) le 14 juin à Philadelphie. Les huit autres représentants africains ont dû se contenter d’un match nul ou ont connu la défaite.
Au terme de cette première journée, entamée le 11 juin avec l’affiche Mexique-Afrique du Sud, le bilan africain appelle une double lecture.
D’un côté, plusieurs sélections ont démontré qu’elles étaient désormais capables de rivaliser avec les grandes nations européennes et sud-américaines qui dominent habituellement la scène mondiale. Le Maroc en a fourni une belle illustration face au Brésil de Vinícius Júnior. Le 13 juin, les Lions de l’Atlas ont longtemps fait douter la Seleção avant d’être rejoints au score (1-1).
Porté par un Ayoub Bouaddi particulièrement inspiré dans l’entrejeu, le Maroc pouvait même nourrir quelques regrets tant sa prestation fut convaincante.
Le lendemain, la Côte d’Ivoire a confirmé cette dynamique positive. Face à l’Équateur, les hommes d’Émerse Faé ont livré une bataille intense avant de faire la différence grâce à une inspiration géniale d’Amad Diallo, parfaitement servi par Wilfried Singo (1-0).
Le Ghana a, à son tour, validé cette tendance dans la nuit de mercredi à jeudi. Opposés au Panama, les Black Stars ont arraché la victoire dans les dernières secondes du temps additionnel grâce à Caleb Yirenkyi.
À ces performances s’ajoutent les résultats encourageants de l’Égypte, tenue en échec par la Belgique (1-1), du Cap-Vert, auteur d’un nul de prestige face à l’Espagne (0-0), ainsi que de la République démocratique du Congo, qui a résisté au Portugal de Cristiano Ronaldo (1-1).
À travers ces résultats, c’est un visage ambitieux et conquérant du football africain qui s’est révélé.
Des déceptions qui ternissent le tableau
Mais ce tableau comporte également sa part d’ombre. À commencer par ‘’Afrique du Sud qui a livré une prestation très inquiétante lors du match d’ouverture. Battus 2-0 par le Mexique, les Bafana Bafana ont affiché de nombreuses limites et terminé la rencontre à neuf joueurs après deux expulsions.
L’autre grande déception est venue de la Tunisie. Les Aigles de Carthage ont subi une véritable correction face à la Suède (1-5) dans la nuit du 14 au 15 juin. Cette lourde défaite a d’ailleurs provoqué un changement immédiat à la tête de la sélection, avec le remplacement de Sabri Lamouchi par Hervé Renard.
L’Algérie n’a guère fait mieux. Opposés à l’Argentine à Kansas City, les Fennecs ont subi la loi de Lionel Messi et de ses coéquipiers. La défaite 3-0 a considérablement refroidi les ambitions de Riyad Mahrez et de ses partenaires.
Quelques heures auparavant, le Sénégal avait pourtant entretenu l’espoir. Solides durant la première période face à la France, les Lions de la Teranga se sont ensuite effondrés après la pause pour finalement s’incliner 3-1. Les champions d’Afrique n’ont pas réussi à confirmer leur statut et ont permis aux Bleus de Kylian Mbappé de prendre leur revanche sur la défaite historique de 2002.
À moins d’un sursaut lors de leur prochaine sortie face à la Norvège, le 23 juin, le parcours mondialiste de Sadio Mané et de ses coéquipiers pourrait rapidement se compliquer.
Un bilan contrasté
Au final, l’Afrique, représentée par dix nations dans cette Coupe du monde à 48 équipes, présente un bilan contrasté au terme de la première journée. Entre les promesses affichées par le Maroc, la Côte d’Ivoire, le Ghana ou encore la RDC, et les désillusions enregistrées par l’Afrique du Sud, la Tunisie, l’Algérie et le Sénégal, le continent montre deux visages bien distincts.
Pour l’heure, seuls la Côte d’Ivoire et le Ghana ont véritablement pris une option sérieuse sur une qualification pour le deuxième tour. Le plus dur commence désormais : confirmer.
Martial Galé







