
Coupe du monde: L’Afrique démarre mieux en 2026 qu’en 2022, mais doit encore confirmer
L’entrée en lice des sélections africaines lors d’une Coupe du monde constitue souvent un indicateur de leur capacité à franchir le premier tour. En comparant les débuts africains aux éditions 2022 et 2026, une tendance encourageante se dégage : les représentants du continent ont affiché un visage plus conquérant en 2026.
Lors du Mondial 2022 au Qatar, les cinq équipes africaines engagées avaient connu un départ difficile. Le bilan s’établissait à trois défaites et deux matchs nuls. Le Maroc avait tenu la Croatie en échec (0-0), tout comme la Tunisie face au Danemark (0-0). En revanche, le Sénégal s’était incliné devant les Pays-Bas (0-2), le Cameroun avait perdu contre la Suisse (0-1) et le Ghana avait été battu par le Portugal (2-3). Aucun succès africain n’avait donc été enregistré lors de cette première journée.
Quatre ans plus tard, le scénario est différent. La première journée de la Coupe du monde 2026 a permis à l’Afrique de décrocher ses premières victoires dès son entrée en compétition. La Côte d’Ivoire s’est imposée face à l’Équateur (1-0), tandis que le Ghana a également lancé son tournoi par un succès en prenant le meilleur sur le Panama (1-0).
Le Maroc a confirmé son statut de locomotive du football africain en arrachant un nul de prestige contre le Brésil (1-1). Certes, tout n’a pas été parfait avec les défaites de la Tunisie face à la Suède (1-5) et de l’Afrique du Sud contre le Mexique (0-2), mais le bilan global apparaît plus positif.
Cette progression traduit une montée en puissance du football africain sur la scène mondiale. Les sélections du continent semblent désormais mieux préparées tactiquement et mentalement pour affronter les grandes nations. La performance du Maroc, demi-finaliste historique en 2022, continue notamment d’inspirer plusieurs équipes africaines.
Cependant, la prudence reste de mise. Une bonne entrée en matière ne garantit pas une qualification pour les huitièmes de finale. L’expérience a montré que la régularité sur l’ensemble de la phase de groupes demeure le véritable défi. Les prochaines journées permettront donc de mesurer si les promesses affichées lors de cette première sortie peuvent se transformer en parcours historiques pour les représentants africains.
Une chose est sûre : contrairement à 2022, l’Afrique a commencé le Mondial 2026 avec davantage de confiance, d’ambition et surtout avec des victoires qui nourrissent l’espoir de voir plusieurs nations du continent franchir un nouveau cap sur la scène mondiale.
Sidoine Koffi







