La rencontre ministérielle conjointe de l’Union africaine consacrée à la 9ᵉ Session conjointe du Comité technique spécialisé sur les Finances, les Affaires monétaires, la Planification économique et l’Intégration, ainsi qu’à la 5ᵉ Session du Comité technique spécialisé sur le Commerce, le Tourisme, l’Industrie et les Ressources minérales, se tiennent à Abidjan.
Ce rendez-vous est placée sous le thème: « Financement de l’industrialisation en Afrique pour un développement durable ». Il réunit plusieurs ministres africains, des représentants de la Commission de l’Union africaine, des institutions financières régionales et internationales, des partenaires techniques et financiers ainsi que de nombreuses délégations venues de différents pays africains.
Dans son intervention, le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Ibrahim Kalil Konaté, a plaidé en faveur d’une réponse collective des pays africains afin d’accélérer la transformation du continent à travers un financement accru de l’industrialisation.
Kalil Konaté a insisté sur l’urgence pour l’Afrique d’accélérer son industrialisation, estimant que « l’Afrique n’a plus d’autre choix que de s’engager résolument sur la voie de l’industrialisation ».
Prenant l’exemple de la Côte d’Ivoire, il a souligné les avancées réalisées sous le leadership du Président de la République, Alassane Ouattara, en faveur de l’industrialisation et de la transformation locale des matières premières, présentées comme des leviers essentiels de croissance économique, de création d’emplois et de diversification de l’économie nationale.
Cette ambition est au cœur du Plan national de développement (PND) 2026-2030, qui prévoit la mobilisation de plus de 114 800 milliards de francs CFA d’investissements, dont 70,2 % devraient être portés par le secteur privé, avec pour objectif de porter la contribution de l’industrie à près de 25 % du PIB à l’horizon 2030.
Face aux défis liés au financement, le ministre Kalil Konaté a plaidé pour « une véritable architecture africaine du financement de l’industrialisation », fondée sur la mobilisation de l’épargne, le renforcement des institutions financières et des marchés de capitaux africains, l’attraction des investissements privés et le développement des partenariats public-privé.
« Aucun de nos États ne pourra relever seul ce défi », a-t-il insisté, tout en appelant à une réponse « collective, coordonnée et fondée sur une solidarité africaine renforcée ».
La rencontre constitue une plateforme de réflexion stratégique sur les mécanismes susceptibles de mobiliser davantage de ressources en faveur de la transformation structurelle des économies africaines et de l’accélération de leur industrialisation.
Les échanges devraient déboucher sur des recommandations concrètes ainsi qu’une feuille de route claire, appelées à orienter les prochaines décisions des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine, tout en favorisant l’émergence d’une Afrique davantage industrialisée, intégrée, compétitive et prospère.
Kouassi N’Goran





