Écoles, maternités, eau potable: Le COSO change le quotidien des populations du nord
Dans les villages les plus reculés des frontières septentrionales de la Côte d’Ivoire, les signes du changement deviennent désormais visibles. Là où les femmes parcouraient plusieurs kilomètres pour accoucher, où les élèves suivaient les cours sous des abris de fortune et où l’accès à l’eau potable relevait du défi quotidien, de nouvelles infrastructures redessinent progressivement le paysage.
Porté par le Projet de cohésion sociale des régions du nord du golfe de Guinée (COSO), cet ambitieux programme franchit une nouvelle étape avec la réception d’une série d’ouvrages destinés à améliorer durablement les conditions de vie des populations.
Dispensaires, maternités, écoles primaires, châteaux d’eau, pompes hydrauliques à énergie solaire ou manuelles, ainsi que des marchés ruraux figurent parmi les infrastructures en cours de livraison. Au-delà du béton et des équipements, ces réalisations répondent à une ambition plus large : réduire les inégalités, renforcer la résilience des communautés et consolider la cohésion sociale dans des zones stratégiques souvent confrontées à la précarité.

A Talo, localité située à la frontière nord-est du pays, une nouvelle maternité offre désormais aux femmes enceintes un cadre sécurisé pour leurs accouchements. A plusieurs kilomètres de là, dans la sous-préfecture de Nassian, les habitants de Yallo célèbrent l’ouverture d’une école primaire moderne qui remplace les anciens abris précaires où étaient dispensés les cours.
Pour les populations, ces infrastructures symbolisent un véritable tournant.
« Avant, nos enfants fréquentaient sous des appâtâmes. Aujourd’hui, c’est un nouveau jour parce que le COSO est venu nous remettre les clés d’une nouvelle école à Yallo », se réjouit Ouattara Amadou, parent d’élève, dont le témoignage traduit l’espoir suscité par ces investissements. Dans les régions du nord, le COSO s’impose progressivement comme un levier majeur du développement local. En combinant la réalisation d’infrastructures sociales avec des actions de développement économique, le projet entend répondre aux besoins essentiels des populations tout en consolidant le vivre-ensemble dans des territoires sensibles.

Les responsables du projet affichent d’ailleurs leur satisfaction quant à l’avancement des travaux. « D’ici la fin du mois d’août 2026, une vingtaine d’infrastructures seront réceptionnées. Globalement, nous sommes satisfaits du rythme auquel les travaux sont réalisés. Nous savons que tous les besoins exprimés seront satisfaits pour le bien-être des communautés », affirme Jean-Jacques Kipré, chef d’antenne du projet COSO dans le district du Zanzan.
La mission de réception des ouvrages, organisée du 28 juillet au 1er août 2026 par l’unité de coordination du projet, témoigne de l’ampleur des réalisations en cours. Dans le district du Zanzan, treize infrastructures sont concernées. La région des Savanes enregistre au moins trente-cinq, treize autres sont réceptionnées dans le Denguélé tandis qu’une dizaine concerne le Woroba.

Au-delà des infrastructures physiques, les résultats du COSO illustrent l’impact d’un programme qui agit simultanément sur les conditions de vie et les opportunités économiques. Cette vague de réception vient augmenter le chiffre de 1756 infrastructures initiées, dont 1038 sont achevées et 718, en cours de réalisation. A ce jour, 990 villages ont bénéficié de (ces) interventions. Le projet a permis la mise en œuvre de 153 projets générateurs de revenus au profit de groupements de femmes et de jeunes, tout en favorisant la création de 44 978 emplois. Au total, 1 181 000 personnes, dont 59 % de femmes, ont déjà vu leur quotidien s’améliorer grâce aux différentes actions entreprises.
Placée sous la coordination du Dr Gniré Mariam Ouattara, cette initiative est financée par l’Etat de Côte d’Ivoire avec l’appui de la Banque mondiale. Son exécution est assurée par le Conseil du coton, de l’anacarde et du karité, sous la maîtrise d’ouvrage du Cabinet du Premier ministre, avec une attention particulière accordée à l’intégration du genre dans toutes les composantes du projet. A travers ces nouvelles réalisations, le COSO démontre que le développement des infrastructures de proximité peut constituer un puissant facteur de stabilité. Dans ces régions frontalières, chaque école construite, chaque maternité ouverte et chaque point d’eau installé représentent bien plus qu’un investissement public : c’est une réponse concrète aux attentes des populations et un pari sur un avenir plus inclusif et plus solidaire.
MK avec Sercom






