Fête de l’Indépendance à Yopougon : les populations bravent les difficultés d’accès pour vivre le défilé
Pour la première fois, Yopougon accueille la célébration officielle de la fête de l’Indépendance de la Côte d’Ivoire. Une occasion historique qui a drainé des milliers de personnes vers le site retenu pour les festivités. Dans les rues comme aux abords de la place dédiée à la cérémonie, chants, drapeaux ivoiriens et manifestations de joie témoignent de l’engouement des populations.

Au milieu de cette foule compacte, Fatoumata Kouassi ne cache pas son enthousiasme. « C’est l’indépendance de notre pays. Nous sommes dévouées. On aimerait faire le défilé, mais on n’a pas pu. Nous sommes très heureuses que l’indépendance se passe à Yopougon », confie-t-elle, le sourire aux lèvres. Pour elle, cette célébration est à l’image de la commune : « Yopougon, c’est la joie. Nous sommes un. Nous sommes sortis massivement pour fêter l’indépendance de notre pays. C’est ensemble que nous sommes forts. »

Pour Bérénice Gninhi, l’émotion est d’autant plus forte qu’elle vit un événement qu’elle avait jusque-là l’habitude de suivre à distance. « C’est une fierté de célébrer la fête de l’Indépendance dans ma commune. J’ai l’habitude de voir la célébration à la télévision, mais aujourd’hui, j’ai la possibilité de vivre en direct cet événement inédit », se réjouit-elle. Autour d’elle, la foule ne cesse de grossir, donnant à la cérémonie une dimension populaire particulière.

L’accès au site de la célébration n’a toutefois pas été facile pour tous. Les nombreux participants ont parfois dû faire preuve de patience et de persévérance pour se rapprocher du lieu des festivités. Maxime Ounnebo en témoigne : « La fête de l’Indépendance se déroule habituellement à la Présidence. Aujourd’hui, elle a été déplacée à Yopougon. C’est une grande fierté. Bien vrai qu’on a eu beaucoup de difficultés à accéder à la place dédiée à la célébration, mais c’est une joie inédite d’être témoin des événements qui se déroulent, surtout que c’est une fête nationale. »

Même éloignés du site principal, certains participants ont choisi de rester pour ne rien perdre de l’événement. Ediman Landry a, lui, préféré prendre ses distances avec la foule pour éviter les mouvements de bousculade. « Notre belle commune de Yopougon abrite pour la toute première fois la fête de l’Indépendance de la Côte d’Ivoire. C’est une immense joie d’assister à cette célébration. Il y a du monde, alors pour ne pas me faire bousculer, j’ai décidé de me mettre à l’écart. Le fait de suivre à travers les écrans n’enlève rien à la joie que je ressens », explique-t-il.
Venue d’Abobo avec une forte mobilisation, Laurelle Louhé partage la même ferveur, malgré l’impossibilité d’accéder au site. « Je suis animée d’une joie qui ne s’explique pas. Je n’ai pas eu accès, mais je ne suis pas découragée. Je suis contente parce que c’est pour le pays. Nous sommes venues d’Abobo, avec une grande mobilisation. Merci à papa ADO. Nous sommes dans la joie », lance-t-elle, portée par l’ambiance festive qui règne dans la commune.
Dans cette atmosphère de communion, les témoignages de Mariam Diarrassouba, Narcisse Kouassi et Zeri Josoué traduisent également la dimension patriotique de cette journée. « On est très heureuse. Nous disons merci au président. Que Dieu lui donne longue vie. Et vive la Côte d’Ivoire ! », déclare Mariam. « L’ambiance est bonne. Nous sommes pour le pays. Malgré l’accès impossible, nous sommes là pour profiter et partager quelque chose », ajoute Narcisse.
Zeri, lui, savoure ces retrouvailles entre collègues autour d’un repas : « C’est une joie immense d’être à Yopougon pour la célébration de la fête de l’Indépendance. Nous disons merci au président qui a pensé à nous. »
Entre foule, écrans géants, retrouvailles et chants patriotiques, Yopougon vit ainsi une célébration populaire où, au-delà des difficultés d’accès, domine un même sentiment : la fierté de célébrer la Côte d’Ivoire.
Kouassi N’Goran







