Lemandatexpress – Face aux attentes légitimes des familles touchées par les destructions d’habitations à Koumassi-Campement, le Procureur de la République, Braman Koné, a clarifié ce mercredi 16 septembre 2026, le rôle strictement pénal de ses services et rappelé que la question des réparations financières relève d’un cadre extra-procédural.
Au lendemain des démolitions qui ont frappé le quartier de Koumassi-Campement, une question lancinante occupe le centre des débats public et social : les victimes peuvent-elles prétendre à une indemnisation ou à un dédommagement de la part de l’État ? Alors que l’émoi reste vif parmi les populations affectées, l’autorité judiciaire a tenu à apporter un éclairage sur cette problématique afin d’éviter toute confusion entre la recherche des responsabilités pénales et la réparation financière des préjudices.
Interrogé sur l’éventualité d’une prise en charge des compensations financières par la puissance publique, le Procureur de la République a fixé une ligne de démarcation très claire.
Le magistrat a rappelé la nature exacte de ses prérogatives constitutionnelles et légales, marquant une frontière nette entre le domaine judiciaire strict et les voies administratives ou politiques de réparation.
« En ce qui concerne d’éventuels dédommagements par l’État, en tant que Procureur de la République, ma mission est strictement de rechercher les éléments constitutifs des infractions. Une telle démarche relève du domaine extra-procédural », a-t-il précisé, au cours de sa conférence de presse.
Zéphirin Gohia




