Contre-terrorisme: L’AILCT et le DCAF misent sur le respect des droits humains

Lemandatexpress – La lutte contre le terrorisme doit aller de pair avec le respect des droits humains. C’est le principal message qui ressort du séminaire conjoint de formation ouvert, hier, au Palm Club Hôtel de Cocody. Organisée par l’Institut de Recherche Stratégique (IRS) de l’Académie Internationale de Lutte Contre le Terrorisme (AILCT), en partenariat avec le Centre de Genève pour la Gouvernance du Secteur de la Sécurité (DCAF), cette rencontre réunit, durant deux jours, des responsables de la sécurité, magistrats, parlementaires, experts, universitaires et représentants de la société civile.

Le thème, « Le contre-terrorisme et le respect des droits humains », intervient dans un contexte régional marqué par la progression de la menace terroriste vers les pays côtiers de l’Afrique de l’Ouest.

Représentant le président du Conseil national des droits de l’homme (CNDH), le vice-président Bamba Drissa a souligné que la protection des populations constitue une responsabilité première de l’État. Mais, a-t-il relevé, cette mission doit s’exercer dans le respect de l’État de droit, de la dignité humaine et des libertés fondamentales. Il a également appelé à renforcer le dialogue entre les forces de défense et de sécurité, la justice, les institutions des droits de l’homme, la société civile et les partenaires internationaux.

Pour sa part, le directeur de l’Institut de Recherche Stratégique de l’AILCT, Diarra Lassina, a relevé les limites d’une réponse exclusivement militaire face à l’évolution de la menace terroriste. Il a insisté sur la nécessité de placer le respect de l’humain au centre des stratégies de lutte contre le terrorisme.
La représentante du DCAF, Jolie-Ruth Morand, a, quant à elle, mis l’accent sur la gouvernance du secteur de la sécurité. Selon elle, l’efficacité des institutions ne dépend pas seulement de leurs moyens matériels et humains, mais également de leur gouvernance et de la confiance qu’elles inspirent aux populations.

Le vice-président de la Commission Sécurité et Défense de l’Assemblée nationale, l’honorable Kokousseu Tomin Alexis, a également plaidé pour une approche globale. Il a rappelé le rôle du Parlement dans l’élaboration des lois, le contrôle de l’action gouvernementale et l’évaluation des politiques publiques. Durant les travaux, les participants examineront notamment la gestion des états d’urgence, la protection des civils, le traitement judiciaire des personnes suspectées de terrorisme, ainsi que la réhabilitation et la réinsertion. L’objectif est de dégager des recommandations concrètes afin de renforcer la sécurité tout en consolidant la confiance entre les institutions et les populations.

Sidoine Koffi

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