Dans le cadre des consultations relatives à la mise en place du nouvel organe électoral en Côte d’Ivoire, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, le général Vagondo Diomandé, a reçu ce jeudi 1er octobre 2026 à son cabinet d’Abidjan-Plateau, le président du Congrès Panafricain pour la Justice et l’Égalité des Peuples (COJEP), Charles Blé Goudé.
Cette audience s’inscrit dans le cadre de la mise en place d’un nouvel organe électoral, après la dissolution de l’ancienne Commission Électorale Indépendante (CEI). À sa sortie d’audience, le chef du COJEP a tenu à saluer l’initiative du gouvernement et l’esprit d’écoute qui a prévalu au cours de cet échange. Il a précisé que sa formation politique œuvre de concert avec les autres forces de l’opposition afin de finaliser un document consolidé contenant leurs propositions communes.
Selon lui, ce texte collectif sera remis très prochainement aux autorités au nom de l’ensemble des groupements impliqués dans cette démarche. Pour illustrer les enjeux majeurs de cette réforme pour la stabilité socio-politique nationale, Blé Goudé s’est appuyé sur une métaphore explicite. « Le plus important pour nous, c’est que lorsqu’un avion tombe, on cherche toujours la boîte noire pour découvrir, savoir, rechercher, trouver les raisons du crash pour ne plus jamais qu’un autre appareil volant tombe. Quelle est la boîte noire de la crise ivoirienne ? : C’est l’organe électoral », a-t-il déclaré.
Il a ainsi martelé les exigences de l’opposition quant à la nature et à la composition de la future institution : « Il nous faut un organe non pas équilibré comme les gens ont l’habitude de le dire, mais un organe véritablement indépendant, crédible, qui puisse rassurer les Ivoiriens. Cela dépend de ceux qui vont animer cet organe et quels seront les critères de choix ». Revenant sur le sens profond de l’engagement civique et démocratique, le président du COJEP a réaffirmé sa volonté d’éviter à la nation tout nouveau drame électoral.
En conclusion, Blé Goudé a rappelé l’objectif fondamental du processus en cours. « Nous faisons nos propositions pour que la Côte d’Ivoire ne soit pas un pays à risque électoral où les gens se tuent tous les 5 ans. L’élection, c’est pour confier sa destinée, son destin à une personnalité qui a une équipe à partir du projet de société qu’il porte et qui doit être une réponse aux préoccupations, aux besoins des populations », a-t-il indiqué.
Zéphirin Gohia


