Le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a réagi, mercredi 14 octobre 2026, à la demande de dialogue national formulée par l’opposition autour de la mise en place du nouvel organe électoral. Il a notamment rappelé que le processus engagé par le gouvernement s’inscrivait dans la continuité des conclusions du dernier dialogue politique.
Alors que les partis et groupements politiques de l’opposition réclament l’ouverture d’un dialogue national sur le nouvel organe électoral, le gouvernement maintient son approche fondée sur le recueil et l’examen des propositions des différentes parties prenantes.
Interrogé mercredi, en marge du Conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a défendu cette approche en rappelant les conclusions du dernier dialogue politique. « Cette démarche n’est pas le fruit du hasard. Elle est conforme aux conclusions du dernier dialogue politique, qui a établi que notre pays n’était plus en situation de crise, que toutes les institutions étaient installées et qu’elles fonctionnaient », a-t-il déclaré.
Selon lui, cette orientation implique que les préoccupations qui relèvent d’une institution doivent être soumises à celle-ci. La question électorale relevant des attributions du ministère de l’Intérieur, il estime donc légitime que ce département ministériel pilote les consultations en cours.
« Les propositions ont été enregistrées. Le gouvernement va les examiner et, une fois son travail achevé, le document sera transmis à l’Assemblée nationale », a précisé Amadou Coulibaly.
Le porte-parole a ainsi insisté sur la poursuite du processus engagé, mettant en garde contre toute tentative de transformer les actes ordinaires de fonctionnement des institutions en « surenchère politique ».
L’opposition maintient la pression
Cette position intervient dans un contexte marqué par une intensification des initiatives de l’opposition autour de la réforme de l’organe électoral. Le mardi 13 octobre, des partis et groupements politiques de l’opposition ont tenu, au siège du PDCI, un point presse, au cours duquel ils ont appelé le gouvernement à ouvrir un dialogue national sur les modalités de mise en place de cette nouvelle instance.
Dans le prolongement de cette mobilisation, le Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) a également annoncé une conférence de presse pour demain jeudi. Le parti socialiste bexpliquera notamment sa posture sur les démarches politiques engagées autour de la réforme électorale .
Il est clair que le débat sur le nouvel organe électoral reste au cœur de l’actualité politique en Côte d’Ivoire.
Martial Galé


