Lemandatexpress – Vice-Présidente du Groupe Afrique au Conseil exécutif de l’UNESCO, S.E. Mme Bakayoko-Ly Ramata, Ambassadeur et Déléguée permanente de la Côte d’Ivoire auprès de l’Organisation, a présenté, le 9 octobre 2026, les principales préoccupations du continent africain lors de la 225e session du Conseil exécutif.
Au nom du Groupe Afrique, elle a mis en avant plusieurs enjeux majeurs pour le continent, notamment l’éducation à la culture de la paix, le financement de la Priorité globale Afrique, la transformation des systèmes éducatifs, la sauvegarde des langues et des savoirs traditionnels ainsi que la promotion de la jeunesse.
Dans un contexte international marqué par la persistance des conflits, la diplomate ivoirienne a rappelé, à la lumière de la récente visite du pape Léon XIV à l’UNESCO, le rôle essentiel du dialogue et de l’éducation dans la construction d’une paix durable. Elle a également souligné la contribution déterminante de la culture, de la science et de l’information à la prévention des tensions et au rapprochement des peuples.
Sur le volet éducatif, Bakayoko-Ly Ramata a plaidé pour une meilleure intégration de la Recommandation de 2023 sur l’éducation pour la paix dans les programmes scolaires et la formation des enseignants. Elle a également insisté sur la nécessité de mobiliser des financements adaptés aux réalités nationales et d’intégrer davantage les contenus de l’Histoire générale de l’Afrique dans les curricula et les manuels scolaires.
S’agissant de la Priorité globale Afrique, la représentante ivoirienne a défendu une approche axée sur les résultats et les retombées concrètes pour les populations. « Cette Priorité doit pouvoir se lire dans les budgets, se vérifier dans les réalisations et se reconnaître dans le quotidien des populations », a-t-elle affirmé au nom du Groupe Afrique.

Dans cette dynamique, elle a salué les réformes ambitieuses engagées par le Directeur général dans le cadre de l’initiative UNESCO80, destinées à renforcer la gouvernance de l’Organisation, à améliorer son action et à accroître l’impact de ses programmes sur le terrain, pour une UNESCO davantage au service des peuples.
La déclaration a également mis en lumière les liens étroits entre culture et nature. La protection de la biodiversité, a rappelé la diplomate, ne saurait être dissociée de la préservation des langues, des connaissances et des pratiques traditionnelles grâce auxquelles les communautés africaines comprennent leur environnement et transmettent leur patrimoine aux générations futures.
Enfin, à l’approche des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026, prévus au Sénégal du 31 octobre au 13 novembre, Bakayoko-Ly Ramata a salué l’initiative en faveur de l’observance d’une trêve olympique. Au nom du Groupe Afrique, elle a appelé à faire de cet événement un puissant symbole de paix et un message d’espoir adressé à la jeunesse, appelée à jouer un rôle central dans la construction d’un monde plus pacifique.
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