‎Affaire BSIC : 10 ans requis contre une ex-conseillère-client pour le détournement de plus de 330 millions de francs CFA

lemandatexpress – Le tribunal d’Abidjan a examiné une affaire portant sur la soustraction frauduleuse de 337.657.200 francs CFA au préjudice de la Banque Sahélo-Saharienne pour l’Investissement et le Commerce (BSIC). L’ancienne conseillère-client de l’agence d’Aghien (Cocody) comparaît sous les chefs de faux et usage de faux en écriture privée de banque, d’abus de confiance et de blanchiment de capitaux, pour des faits commis entre mars 2023 et juillet 2025.
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‎La prévenue, placée sous mandat de dépôt depuis le 12 août 2025, a orchestré sa manœuvre en exploitant l’inactivité de certains comptes bancaires. Profitant de sa position et d’une vérification initialement demandée par la direction de l’audit, elle a ouvert un compte au nom de sa cadette avant d’effectuer 121 virements successifs sur une période de deux ans.
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‎Interrogée à la barre, elle a désigné un ressortissant congolais nommé Patrick Babadi comme le principal bénéficiaire des fonds acheminés via une agence de Treichville, tout en affirmant ne détenir ni ses coordonnées précises ni la localisation exacte de l’établissement de transfert.
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‎La sœur cadette de la prévenue, également appelée à témoigner, a reconnu avoir effectué des retraits réguliers de plusieurs millions de francs CFA tous les trois jours à la demande de son aînée, sous prétexte d’activités commerciales, sans toutefois connaître la destination finale des sommes perçues. Face à ces déclarations, la présidente du tribunal a expressed son incompréhension devant l’ampleur du préjudice subi par les épargnants dont la confiance a été trahie.
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‎Au cours des interventions, l’avocat de la partie civile a souligné la récurrence de ce type de délinquance financière au détriment des comptes dormants et a sollicité la condamnation de la prévenue au remboursement intégral de la somme détournée, en plaidant pour une décision exemplaire.
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‎Le représentant du ministère public a pour sa part requis une peine de dix ans d’emprisonnement ferme assortie d’une amende d’un milliard douze millions neuf cent soixante et onze mille six cents francs CFA, insistant sur la gravité des transferts informels réalisés et sur la nécessité de réprimer sévèrement les manquements à la probité au sein du secteur bancaire.
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‎En réponse, la défense a mis en cause les lacunes des mécanismes de contrôle interne de l’établissement bancaire avant de solliciter des circonstances atténuantes et une peine couvrant la durée de la détention préventive.
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‎L’affaire a été mise en délibéré et la décision du tribunal est attendue pour le 13 novembre 2026.
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‎Zéphirin Gohia

lemandatexpress.net

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