Lemandatexpress – Le renouvellement des hauts responsables des forces de défense et de sécurité ivoiriennes se profile, mais les départs à la retraite devraient obéir à une approche différente de celle envisagée pour les dirigeants des institutions civiles et des sociétés publiques. Selon des informations rapportées par Jeune Afrique, la situation des généraux et des officiers supérieurs sera examinée au cas par cas, en tenant compte de leur grade et de l’importance de leurs responsabilités sécuritaires.
En décembre 2025, le président de la République, Alassane Ouattara, avait accordé une prorogation d’un an à plusieurs généraux qui avaient atteint l’âge légal de départ à la retraite. Cette mesure avait notamment bénéficié à Vagondo Diomandé, alors ministre de l’Intérieur.
Vagondo Diomandé prépare son avenir politique
Ancien aide de camp d’Alassane Ouattara lorsque celui-ci occupait les fonctions de Premier ministre, de 1991 à 1993, Vagondo Diomandé prépare, selon Jeune Afrique, sa reconversion dans la vie politique. Il chercherait à renforcer son ancrage dans le Tonkpi, sa région natale située dans l’Ouest du pays, à travers la structure dénommée « Team Vagondo Diomandé » (TVD).
Son éventuel départ de ses fonctions actuelles pourrait ainsi ouvrir une nouvelle étape dans son parcours, marqué jusqu’ici par des responsabilités au sein de l’appareil sécuritaire et gouvernemental.
Le cas particulier d’Alexandre Apalo Touré
Le commandant supérieur de la Gendarmerie nationale, Alexandre Apalo Touré, figure également parmi les hauts responsables dont la situation mérite attention. Il avait été maintenu à son poste en décembre 2025, alors qu’il aurait dû faire valoir ses droits à la retraite depuis 2022.
Contrairement aux responsables civils concernés par la perspective d’un non-renouvellement de leur mandat ou de leur maintien en fonction, les hauts gradés feront donc l’objet d’un examen individualisé. Les autorités devront tenir compte des impératifs de continuité du commandement et des exigences propres aux missions de défense et de sécurité.
À ce stade, les modalités définitives de ces départs restent à préciser. L’enjeu sera de concilier le respect des règles relatives à l’âge de la retraite avec les besoins opérationnels des forces armées et des services de sécurité.
Abran Saliho
Source: Jeune Afrique


