Lemandatexpress – La Côte d’Ivoire sort de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI). Annoncée lors de la réunion du GAFI à Paris, trois ans après l’inscription du pays, cette décision consacre une étape majeure dans la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.
Il aura fallu seulement 24 mois de surveillance renforcée à Abidjan pour obtenir ce retrait, bien en deçà des 36 mois généralement observés sur le continent. Seule l’Algérie a fait mieux récemment, avec 20 mois.
Ce résultat récompense un programme de réformes ambitieux, conduit avec l’appui du Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA).
Les autorités ivoiriennes ont agi sur plusieurs fronts. La coopération judiciaire internationale a été renforcée et les secteurs les plus vulnérables sont désormais mieux contrôlés.
L’identification des bénéficiaires effectifs des entreprises a progressé, tandis que le dispositif de renseignement financier gagne en efficacité, avec davantage de poursuites et des sanctions mieux encadrées.
Le 19 juin 2026, le GAFI avait déjà validé la quasi-totalité du plan d’action ivoirien.
Une mission d’évaluation sur le terrain a ensuite confirmé ces avancées avant l’annonce finale.
Au-delà de la reconnaissance institutionnelle, cette sortie de la liste grise devrait fluidifier les échanges avec les banques internationales et alléger les contraintes sur les transactions transfrontalières. Elle renforce aussi l’attractivité du pays auprès des investisseurs étrangers, en confirmant les progrès réalisés en matière de transparence et de sécurité du système financier.
Les effets économiques ne seront pas immédiats, mais ce retrait ouvre la voie à une amélioration durable du climat des affaires.
La Côte d’Ivoire referme ainsi un cycle exigeant, mais essentiel pour restaurer la confiance internationale.
Martial Galé
lemandatexpress.net


