
Élections législatives en France : Un front contre le Rassemblement National
Lemandatexpress – Le second tour des législatives anticipées, ouvert vendredi par les Français de l’extérieur, prend fin aujourd’hui dimanche 07 juillet. Le mot d’ordre semble bien clair : mettre tout en œuvre pour barrer la route au Rassemblement National.
Un front républicain s’est formé, en effet, dans l’Hexagone pour contrer l’extrême droite. Y parviendra-t-il ? Les Jeux sont ouverts depuis vendredi et la fermeture des urnes, ce soir, permettra de connaître la nouvelle majorité sociologique.
Hier, les éditorialistes de la presse locale avaient embrayé. Libération dit – encore – NON à l’extrême droite, Le Monde espère que les Français seront assez nombreux à se mobiliser pour non seulement refuser la majorité absolue au RN et à ses alliés, mais aussi pour repousser le nombre de députés d’extrême droite le plus loin possible du seuil des 289 sièges. Le Figaro, de son côté, dénonce une confusion totale et espère que la France pourra en sortir autrement qu’à ses dépens.
Contrairement aux résultats du premier tour, plusieurs sondages semblent montrer un resserrement entre les trois blocs : l’extrême droite et ses alliés n’auraient pas la majorité absolue, ils en seraient même assez éloignés, avec 170 à 210 sièges, pour une majorité absolue fixée à 289 députés. Ils seraient talonnés par le NFP (155 à 185 sièges) et suivis par les macronistes (95 à 125 sièges).
Il faut rappeler que dans les heures qui ont suivi le premier tour, plus de 200 candidats de la gauche et du centre se sont désistés. Et des dizaines de triangulaires, qui semblaient favorables au RN, se sont transformées en duels beaucoup plus incertains.
Si le RN franchissait la barre des 289 élus ou s’en approchait, c’est Jordan Bardella, 28 ans, qui entrerait à Matignon. Il deviendrait le plus jeune Premier ministre de l’histoire et mettrait en place le programme anti-immigration prôné depuis des décennies par son parti.
Mais si la gauche et les macronistes parvenaient, avec leur front républicain, à faire échec au RN, il leur faudrait proposer aux Français une solution pour gouverner le pays. L’idée d’une large coalition rassemblant une partie de la gauche, le bloc central et la droite hostile à un accord avec le RN, a émergé. Mais se pose la question de savoir si cette alliance pourrait s’attendre sur un programme à proposer.
En tout état de cause, toute la France se tient au bord du vide, de l’inconnu, comme saisi de vertige. Certains se disent horrifiés à l’idée que le RN arrive au pouvoir. Le parti de Jordan Bardella avait remporté le premier tour avec environ 34% des voix.
Martial Galé (avec France 24 et Le Monde.fr







