
Rétrocession du 43e BIMA/Téné Birahima salue l’excellence des “relations décomplexées” entre la France et la Côte d’Ivoire
Lemandatexpress – Annoncée, le 31 décembre 2024 par le chef de l’État SEM Alassane Ouattara, la rétrocession à la Côte d’Ivoire, du 43e Bataillon d’infanterie de Marine (43e BIMA), unité
La coopération militaire entre la Côte d’Ivoire et la France a franchi une nouvelle étape ce jour avec la cérémonie de rétrocession officielle du Camp de Port-Bouët (anciennement 43e BIMa) aux Forces Armées de Côte d’Ivoire (FACI). Cet événement historique, marqué par des symboles forts, consacre la pleine souveraineté ivoirienne sur ce site stratégique, désormais rebaptisé Camp Général Ouattara Thomas-d’Aquin, en hommage au premier chef d’état-major de l’armée ivoirienne.
La cérémonie a débuté par la relève de la garde, symbolisant la passation de responsabilités entre les militaires français sortants et les forces ivoiriennes montantes. L’un des temps forts a été la montée du drapeau ivoirien, marquant officiellement l’installation des FACI sur le site. L’exécution des hymnes nationaux des deux pays a scellé ce moment solennel. Dans leurs discours respectifs, le ministre des Armées français, Sébastien Lecornu, et le ministre d’État, ministre de la Défense ivoirien, Téné Birahima Ouattara, ont salué la coopération exemplaire entre leurs deux pays.

M. Lecornu a réaffirmé l’engagement de la France à soutenir la Côte d’Ivoire dans le renforcement de ses capacités militaires, tandis que le ministre d’État Téné Ouattara a exprimé la gratitude du gouvernement ivoirien pour l’accompagnement français dans cette transition.
La cérémonie s’est conclue par la remise officielle des accès et des infrastructures militaires aux autorités ivoiriennes, suivie de la signature conjointe du procès-verbal de rétrocession. Un accord a également été trouvé pour poursuivre les discussions en vue d’un nouvel arrangement technique de défense entre les deux nations.
S’adressant aux forces ivoiriennes, le ministre de la défense Téné Birahima Ouattara a insisté sur l’importance de la discipline et de l’excellence dans la gestion du camp. Il a exhorté le chef d’état-major général des armées et l’ensemble des forces à faire bon usage des infrastructures reçues, rappelant que le Camp Général Ouattara Thomas-d’Aquin doit devenir un centre d’excellence, un symbole de formation et de modernisation des FACI.
Il a également souligné l’importance de l’adaptation des stratégies militaires aux nouveaux enjeux sécuritaires du continent, appelant à une coopération renforcée avec la France pour assurer la stabilité régionale.

Cette rétrocession marque un tournant décisif dans la politique de souveraineté militaire de la Côte d’Ivoire. En assumant pleinement la gestion du camp, les FACI renforcent leur autonomie opérationnelle tout en consolidant leur partenariat stratégique avec la France. Ce passage de relais témoigne d’une relation bilatérale “décomplexée”, fondée sur le respect mutuel et une volonté commune d’adapter la coopération militaire aux défis actuels, selon les termes du ministre ivoirien.

Avec cette transition réussie, la Côte d’Ivoire ouvre une nouvelle page dans l’histoire de son armée, en hommage à l’héritage du Général Ouattara Thomas-d’Aquin, pionnier de la défense nationale.
Sidoine Koffi







