
Foire nationale de l’emploi et du recrutement 2025: Entre espoir et attentes, les participants se prononcent
Lemandatexpress – La première journée de la Foire Nationale de l’Emploi et du Recrutement (FNER) a attiré de nombreux jeunes en quête d’opportunités professionnelles. Entre espoir, inquiétude et reconnaissance, ils ont partagé leurs ressentis face à cette initiative inédite du gouvernement ivoirien.
Le Palais de la Culture de Treichville a accueilli, ce lundi 3 mars 2025, des milliers de jeunes venus à la Foire Nationale de l’Emploi et du Recrutement (FNER) avec un même objectif : décrocher un emploi, un stage ou un financement pour concrétiser un projet. Organisée par le gouvernement, cette première édition suscite à la fois des attentes et des interrogations parmi les participants.
Konan Yao Bienvenue : « Je me suis inscrit à l’Agence Emploi Jeunes depuis 2020, mais… »

« Je salue d’abord cette opportunité qui s’offre à nous, les jeunes, et je dis vraiment merci aux initiateurs. Contrairement aux autres, nous n’avons pas eu la chance d’aller loin dans les études. Néanmoins, j’ai appris un métier. Mais il faut du soutien. Nous n’avons pas de soutien. Depuis, on nous parle de travail, mais rien. Aujourd’hui, je suis là comme tous les autres pour espérer décrocher quelque chose. La famille compte sur nous. Je me suis inscrit à l’Agence Emploi Jeunes depuis 2020, mais jusque-là, rien. Mais je continue d’espérer. Et j’espère que cette fois sera la bonne. »
Koné Fatima Corine (étudiante) : « Je suis très heureuse de l’initiative »

« C’est déjà une très belle initiative en ce qui concerne nous, les jeunes en quête d’emploi. En tant qu’étudiante en 3ᵉ année de journalisme, j’ai cherché des emplois, franchement, même les stages, c’est compliqué. Du coup, ici, c’est une opportunité pour moi d’approcher les maisons de presse. Pourquoi ne pas essayer d’avoir un stage en même temps, en troisième année, parce que je suis à la porte du travail ? Je pense que j’ai les capacités nécessaires pour intégrer une maison de presse. Donc je suis là pour saisir l’opportunité. »
Awa Koné : « J’espère pouvoir avoir une entrée à la sortie d’ici »

« Ce n’est vraiment pas facile d’avoir même un simple stage pour soutenir son diplôme. C’est très difficile. Donc moi, j’ose croire qu’à la sortie d’ici, après toutes ces démarches que nous avons entreprises, chacun de nous puisse avoir une entrée. Car c’est la raison de notre présence. Ça peut être un emploi, un stage, un financement, mais mon souhait est que chacun ait pour lui. Nous avons entamé les démarches qui consistent à scanner le code QR, faire son inscription et ensuite pouvoir avoir le bracelet qui te permet d’avoir accès aux salles et stands. Nous comptons sur tout le monde pour pouvoir décrocher quelque chose, car nous sommes épuisés. »
Gouri Fabrice (en quête d’emploi) : «L’occasion est venue pour pouvoir être en contact et….»

« Les jeunes diplômés ne savent pas quoi faire. Ils ne savent pas comment se réintégrer. Ils ont souvent le Bac+, mais ils n’ont pas d’emploi. Ils n’ont pas vraiment cette opportunité-là de pouvoir s’insérer dans le milieu professionnel. Voici que l’occasion est venue pour pouvoir être en contact et s’imprégner beaucoup plus de ces domaines-là, pour avoir beaucoup plus de connaissances. Je suis dans le domaine de l’agroalimentaire. Toutes les entreprises dans divers domaines viendront ici pour pouvoir s’exprimer. Je suis venu à cette foire pour avoir plus de possibilités d’échanger directement avec ces entreprises pour un choix meilleur en liaison avec ma formation. »
Yavo Elodie (Étudiante en quête d’emploi) : « J’attends beaucoup de cette foire»

Je suis titulaire d’un Bac + en sociologie mais pas de travail. J’essaie de me reconduire dans le commerce et autres petites activités mais pas du tout facile car pas de grands moyens et mas aussi de soutien. C’est pourquoi, j’attend beaucoup de cette foire. Je suis venue ici en espérant soit décrocher un emploi, un stage ou même pourquoi pas un financement pour mon commerce. C’est tellement épuisant de finir ses études et s’asseoir à la maison pour continuer d’être à la charge des parents. J’espère que j’aurai pour moi. C’est ma première fois d’assister à ce genre d’événement et je crois beaucoup en cette initiative».
Propos recueillis par Abran Saliho







