
Grève des enseignants en Côte d’Ivoire : Amadou Coulibaly rappelle les efforts de l’État et insiste sur une approche globale des revendications sociales
Lemandatexpress – Bien que la grève des enseignants n’ait pas été inscrite à l’ordre du jour du Conseil des ministres de ce mercredi 9 avril 2025, le sujet a été abordé en marge de la réunion, à la suite de questions posées par les journalistes. Le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a profité de l’occasion pour faire plusieurs mises au point et rappeler l’engagement de l’État en faveur des enseignants.
Selon lui, même si les discussions ont repris mardi entre les syndicats et le gouvernement, sous la houlette de la ministre d’État, ministre de la Fonction publique, aucune décision n’a encore été prise concernant le paiement des primes réclamées par les grévistes. « Si vous avez bien consulté l’ordre du jour adopté au cours de ce Conseil, il n’a pas été question de primes pour les fonctionnaires. Je n’ai donc pas de date à vous donner », a-t-il déclaré.
Amadou Coulibaly a toutefois tenu à rappeler l’ampleur des efforts financiers consentis par l’État à l’égard des enseignants. « En ce qui concerne les enseignants, je voudrais rappeler que les efforts faits, notamment pour le paiement des stocks d’arriérés et d’autres avantages, ont coûté à l’État plus de 2 700 milliards de francs CFA. Pour vous donner une idée, c’est l’équivalent du budget national de la Côte d’Ivoire en 2010. Cet effort a été consenti au profit d’une seule corporation.»
L’importance du Comité d’experts
Tout en reconnaissant le droit de grève des enseignants, le ministre de la Communication a insisté sur la nécessité d’un traitement équitable et global des revendications sociales, car plusieurs autres secteurs réclament également des primes. « Il est donc important que ces demandes soient traitées dans un cadre global de réflexion. C’est la raison pour laquelle un comité d’experts a été mis en place afin de structurer la réponse de l’État », a-t-il expliqué ajoutant que ce comité a d’ailleurs permis de chiffrer les revendications des enseignants à environ 400 milliards de francs CFA.
La vision du président Ouattara
Par ailleurs, Amadou Coulibaly s’est félicité de la reprise du dialogue entre les syndicats et le ministère de la Fonction publique, affirmant que la porte du dialogue n’a jamais été fermée. Cette évolution des choses s’inscrit pleinement dans la vision du président de la République, Alassane Ouattara. « Avec le président Ouattara, tout se discute. La porte du dialogue n’a jamais été fermée et nous sommes heureux que les syndicalistes soient revenus à cette discussion, comme nous l’avons toujours souhaité.»
Il a également rappelé que le président de la République a mis fin à plusieurs situations injustes héritées du passé, notamment en exécutant des décrets restés inappliqués pendant des années, dont ceux liés aux arriérés et aux avancements sans effet financier.
M.Galé







