
Protection sociale en santé: Abidjan abrite la réunion du Comité consultatif de la mutualité sociale (CCMS) de l’UEMOA.
Lemandatexpress – Abidjan accueille du mardi 20 au vendredi 22 mai 2025 la réunion sous-régionale sur le rôle des mutuelles sociales dans les systèmes nationaux de protection sociale en santé du Comité consultatif de la mutualité sociale (CCMS) de l’UEMOA.
A l’ouverture des travaux dont la finalité est d’alimenter la prise de décision concernant l’architecture et la mise en œuvre concrète des réformes de protection sociale en santé dans les États membres de l’UIMOA, le ministre de la Protection sociale, Adama Kamara, a présenté les mutuelles sociales comme ayant un rôle et un réel potentiel d’amélioration de l’accès aux soins
Selon Adama Kamara, la rencontre est d’une importance capitale car elle permettra de faire un diagnostic du niveau d’application par les États membres du règlement 07 afin d’alimenter la prise de décision sur l’architecture et la mise en œuvre des réformes des systèmes de protection sociale en santé dans les États membres de l’UIMOA.
Poursuivant, le ministre a signifié que l’Afrique est un continent riche en ressources, en cultures et surtout en potentiel humain avec un mode d’organisation basé sur la solidarité.
Pourtant, des millions de personnes vivant dans la pauvreté et la précarité, sans accès à la santé et à la protection sociale.

“Les mutuelles sociales qui sont des organismes basés sur la solidarité ont un rôle et un réel potentiel d’amélioration l’accès aux soins et de diminution du risque financier lié à la maladie. De ce fait, elles ont un rôle prépondérant à jouer dans la construction des systèmes de protection sociale intégrés, justes et durables qui offrent à tous les mêmes garanties de soins de qualité et d’accès équitable à la santé”, a-t-il déclaré.
Quant au directeur départemental de la protection sociale de la commission de l’UEMOA, Koné Siriki, il a fait savoir que la rencontre d’Abidjan est un sujet qui tient particulièrement à coeur à la Commission.
Selon lui, le souhait de son institution est qu’à la sortie des travaux, des propositions concrètes sur le rôle de l’éducation sociale dans la mise en place des systèmes nationaux de protection sociale en santé soient faites et des recommandations formulées.
Les trois jours de travaux permettront de présenter les principaux enseignements du document de travail BIT, et des propositions du CCMS par rapport aux rôles des mutuelles sociales. Il s’agit aussi de créer un consensus entre les différents acteurs sur les rôles potentiels des mutuelles dans la mise en place des systèmes de protection sociale en santé.
Le représentant pays sous-régional de l’Organisation internationale de travail ( OIT), Coffi Agossou, a pour sa part signifié que la protection sociale est une nécessité humaine, sociale et économique, car elle peut aussi contribuer à la hausse de la productivité des entreprises. Coffi Agossou a également relevé que l’approche de l’OIT en matière de protection sociale en santé repose sur les normes internationales, notamment la convention 102, qui reste une priorité.
“En Afrique et notamment dans la zone de l’UEMOA, les systèmes de protection sociale en santé sont sous la responsabilité des États, et ces États peuvent cependant déléguer certaines fonctions à des organismes communautaires ou privés, dans le respect d’un certain nombre de principes clés. Parmi ces principes, il faudra bien évidemment citer la solidarité dans le financement et la mutualisation des risques qui doivent donc être gardés en mémoire au moment de la conception du système et de sa gestion”, a-t-il ajouté.
Le séminaire est coorganisé par la commission de l’UEMOA et le Bureau international du travail. Il enregistre la participation des représentant des différents États membres de l’UEMOA.
Pacôme N’Goran







